samedi

L’ancien franc-maçon Maurice Caillet

 

Séparation de la franc-maçonnerie et de l’état

Le médecin français Maurice Caillet (photo) a fait partie de la maçonnerie pendant 15 ans, arrivant au 18° degré de a dirigé une loge du Grand Orient de France. Par ses relations maçonniques, il a détenu des fonctions importantes dans l’administration sanitaire française et a été membre actif du Parti Socialiste, participant à l’élaboration des lois pour Maurice Cailletce qu’on appelle à présent l’implémentation d’une culture de la mort.

Aussi bien sur son blog, que dans son livre J’ai été franc-maçon, publié en 2008, Maurice Caillet fait des révélations sur les mécanismes par lesquels la maçonnerie, infiltrée dans les positions clé de l’État, établit les lois, quand à la façon dont les frères s’aident entre eux sur la base des serments faits envers la loge, quant à la façon dont il a été menacé de mort, après avoir quitté la franc-maçonnerie et comment ceux qui ne font pas partie de la franc-maçonnerie n’ont pas accès à certaines hautes fonctions.

Avancer” dans les degrés maçonniques conduit à la régression spirituelle et à la diminution de la liberté

Dans un article paru dans la revue « Permanences » en 2006, Maurice Caillet montre que les idées dont la franc-maçonnerie fait tant de promotion : tolérance, fraternité, liberté, égalité, transparence, ne sont que des mots dépourvus de sens. Derrière eux se cache exactement l’inverse

J'observe, avec le recul, ce que j'ai vécu pendant quinze ans dans les loges maçonniques. L'organisation des loges de base qui gèrent les trois premiers grades (apprenti, compagnon, maître) est démocratique : élection des officiers et du vénérable, comme du Grand Maître, pour une durée limitée à deux ans, déclaration à la Préfecture selon la loi de 1901; peu d'enseignement obligatoire, en dehors de la signification des rituels d'initiation; liberté d'expression en loge; cotisation raisonnable; démission prévue par les statuts. Admis dans le système des Hauts Grades, jusqu'au 18°, j'ai pu constater la disparition de l'élection au profit de la cooptation, l'étanchéité entre les grades, l'ignorance des desseins des 33°, dont le Grand Commandeur, nommé à vie, qui n'hésite pas, comme Albert Pike, à prôner la vénération de Lucifer, Dieu du bien et de la lumière, face à Adonaï, dieu du mal et des ténèbres. Nouvelles hérésies!. (Les mêmes idées peuvent être retrouvées chez les satanistes, n.r.)

Il faut ajouter les Fraternités, que j'ai fréquentées, en l'occurrence la Fraternelle des hauts fonctionnaires, Fraternité qui regroupent des maçons de différentes obédiences et d'activités socio-professionnelles identiques, mais qui n'ont même pas de statut officiel au regard des obédiences, et où se nouent des alliances secrètes. (Un exemple est le La Fraternité des parlementaires. Dans le cadre de cette engeance les lois sont discutées et approuvées en secret, avant d’arriver devant le Parlement.)

Si l'on considère les principes, ceux-ci sont séduisants voire séducteurs : liberté, égalité, fraternité, tolérance. Mais encore faut-il regarder ce qui se cache derrière les mots. La liberté, pour un chrétien est un moyen donné par Dieu à l'homme pour aller vers le bien; pour un maçon, c'est un but sans fin, destiné à assouvir son désir de jouissance, son hédonisme; en principe cette liberté maçonnique s'accompagne du respect d'autrui, mais que font-ils du respect de l'embryon dans le cas de l'IVG et des manipulations scientifiques qu'ils ont fait voter, et du respect de l'handicapé et du vieillard dans le suicide assisté et l'euthanasie qu'ils proposent: s'agit-il d'un humanisme sans humanité ?

  • L’égalité maçonnique n’existe pas. Mais il existe les maçons et le reste, « les nôtres » et les « profanes ». Même à l’intérieur des loges il existe des barrières et des secrets entre les différents degrés.
  • La fraternité maçonnique se limite à une à une solidarité entre les frères, parfois au mépris des lois de la République.
  • La tolérance est un masque, les maçons se montrant en fait très intolérants envers l’Église et les groupements spirituels.

Les conséquences à supporter si on quitte la maçonnerie : les menaces de mort et Le blocage de l’accès à certaines fonctions

Dans une interview accordée en novembre 2008 à l’agence de nouvelles Zenit, affiliée à l’Église italienne, on a interrogé Maurice Caillet sur les conséquences du fait qu’il a quitté la maçonnerie. Voilà sa réponse :

J’ai été exclu de l’administration publique ou semi publique et je n’ai jamais pu trouver d’emploi dans ce domaine, en dépit de mon riche curriculum.

- Avez-vous jamais reçu des menaces de mort ?

Après avoir été exclu de mon poste de l’administration sanitaire, j’ai voulu contester en justice cette décision arbitraire. Alors j’ai reçu la visite d’un « frère » de la Grande Loge de France, professeur universitaire et secrétaire régional des Forces de Travail. Il m’a dit d’une voix glaciale que si je continuais ce procès au Tribunal des Prud’hommes, je mettrai ma vie en danger, et qu’il ne pourrait rien faire pour me protéger. Je ne m’étais jamais imaginé que je pourrais être menacé de mort par des maçons connus et « honorables » de ma ville.

Lors de mes conférences-témoignages il m'est souvent demandé si mes prises de position ne mettent pas ma vie en péril. Je réponds toujours que je n'ai aucune propension au suicide (que je réprouve par principe) et que s'il m'arrive un "accident", une enquête sera souhaitable. A condition qu'elle ait lieu ! C'est ainsi que l'on ne connaît pas les circonstances exactes de la mort, en 1979, du ministre Robert Boulin, franc-maçon et catholique, pas plus que de celle de René Lucet, Directeur de la Sécurité Sociale d'Aix-Marseille, en 1982, "suicidé" de deux balles dans la nuque, pas plus que de celle de Michel Baroin, Grand Maître du Grand Orient de France, qui, en 1987, après sa conversion au christianisme, disparut dans un accident d'avion au dessus de la forêt africaine. De fait, j'ai connu une menace de mort directe précise, en 1984, venant d'un responsable de Force Ouvrière et membre de la Grande Loge de France, alors qu'au début de ma conversion, j'envisageais de traduire un de mes "frères" devant les juridictions civiles au lieu de m'en remettre à la "Justice Maçonnique".

- Vous avez affirmé qu’entre les maçons il existe l’obligation de s’aider au-delà de tout autre arrangement. Cela continue à présent ?

Les faveurs sont une habitude en France. Il est possible que certaines loges essayent d’être correctes, mais le secret qui règne dans ces cercles favorise la corruption. Par exemple, certaines promotions sont établies dans le cadre de la Fraternité des hauts fonctionnaires publics, et les contrats importants, ceux avec des sommes financières importantes, sont distribués dans le cadre des rencontres du Groupement fraternel pour les constructions et les œuvres publiques.

- Avez-vous bénéficié de ces faveurs?

Oui. La Cour d’Appel présidée par un « frère » s’est prononcé quant à mon divorce, décidant que toutes les dépenses de jugement soient acquittées par l’État, au lieu que je les paye, et a réduit la valeur de ce que j’étais obligé de payer à mes enfants. Après un certain temps, je suis entré en conflit avec trois collègues de la clinique où je travaillais, et j’ai obtenu un autre poste, meilleur, à l’aide d’un « frère », directeur de la Caisse d’Assurances Sociales, qui m’a offert la direction du Centre pour les Examens Sanitaires de Rennes. Faute de ces relations je n’aurais pu jamais occuper un tel poste.

Les lois sont établies dans les cercles secrets maçonniques, avant d’être votées par le Parlement

J’avoue en connaissance de cause que bon nombre des textes de lois, surtout celles ayant des implications sociales, ont été préparées dans le cadre des rencontres secrètes des loges ou de la Convention (Assemblée Générale maçonnique), avant d’être discutées au Parlement.

La marque que ces lois sont celles auxquelles la maçonnerie porte de l’intérêt, est le fait qu’elles sont adoptées par le Parlement avec une grande majorité, aspect qu’on ne rencontre pas dans d’autres cas, où on tergiverse et on discute beaucoup. La grande majorité ou bien l’unanimité apparaissent parce que les sénateurs de droite et de gauche, bon nombre d’entre eux étant aussi des francs-maçons, renoncent pour un instant à leurs divergences habituelles, données par la couleur politique et qu’ils font corps commun, comme les serments prononcés les obligent à ce faire.

Spécialiste en gynécologie et urologie, Maurice Caillet a participé en 1974 aux jeux maçonniques de coulisses, pour libéraliser l’avortement en France, par la loi Veil.
À l’époque, écrit-il, l’élection de Valéry Giscard d'Estaing comme président de la République Française a fait venir Jacques Chirac comme premier ministre. Chirac avait comme conseiller personnel Jean-Pierre Prouteau, le Grand Maître du Grand Orient de France. Celui-ci a nommé Simone Veil en tant que ministre de la Santé. Simone Veil était journaliste, elle n’avait rien à faire avec la médecine, mais son conseiller était le médecin Pierre Simon, Grand Vénérable de la Grande Loge de France, avec laquelle j’entretenais une correspondance.

En tant que médecin, spécialisé en chirurgie gynécologique et maçon j’ai rapidement réussi à faire partie du Comité pour planification familiale et à m’impliquer dans la préparation du terrain pour l’adoption de la loi Veil. Après la loi sur l’avortement, les expériences sur les embryons humains ont été permis et le cadre légal pour le droit de mourir avec dignité (forme déguisée pour parler de l’euthanasie) a été établi. Maintenant je regrette avec amertume le fait d’avoir participé à l’instauration de cette culture de la mort et je demande pardon aux gens et à Dieu d’avoir fait partie d’une telle action. J’étais fier de moi d’être humaniste, mais l’humanisme sans Dieu est un humanisme déshumanisant, il est totalitariste et criminel et il essaie d’imposer la laïcisation au niveau planétaire.

Pour ne pas éveiller trop d’oppositions, premièrement les termes utilisés ont été modifiés. En lieu et place d’avortement, qui provoquait trop de réactions émotionnelles négatives, il fallait faire attention de toujours dire interruption volontaire de grossesse.

Ensuite il a été organisé un groupe qui avait pour mission de présenter aux médecins et au public un tableau bien plus sombre de la situation des avortements clandestins. Ainsi il a été créé un courant d’opinion qui devait justifier la nécessité de réglementer ce domaine. Je me souviens qu’on véhiculait plus de 300.000 cas par an, alors qu’en réalité il s’agissait de 50.000, maximum 60.000 par an. Aujourd’hui, bien que la loi existe, avec toutes les mesures de contraception introduites pour réduire le nombre des avortements, celui-ci monte à 200.000 par an.

Ensuite ont été faits les arrangements pour que les agences de planning familial et quelques organisations féministes ont publiquement demandé le droit de disposer de leur propre corps, comme si l’enfant était une sorte d’appendice, que tout médecin pouvait enlever.

Les politiciens étaient entourés par ceux qu’on appelait Les frères trois points ou les nôtres et c’est pourquoi la loi sur l’avortement a rapidement été approuvée. Le Conseil de ministres l’a adoptée au mois de novembre, et le Parlement l’a votée en décembre. Les députés et les sénateurs maçons de droite et de gauche l’ont voté à l’unanimité !

Voilà ce que Pierre Simon, Grand Vénérable de la Grande Loge de France et conseiller de la ministre Simone Veil, écrivait en 1979 dans un livre nommé avec impertinence De la vie avant toute chose:

« La polémique autour de la loi Veil, c’est le choc de deux mondes (…). Les solutions que nous fournit la morale traditionnelle ne peuvent plus nous contenter. Elles reposent sur une sacralisation du principe de la vie dont l’essence est superstitieuse et la démarche fétichiste (…). La contraception libératoire a fait tomber le mur des fatalités traditionnelles. Sa disparition ouvre le champ libre où il va falloir installer la nouvelle morale (morale jamais définie, puisque évolutive, comme l’écrit Henri Caillavet : « la morale est essentiellement contingente, elle évolue, elle n’est pas transcendantale : ce qui est vrai aujourd’hui se révélera faux demain »). Nous découvrons ainsi que la nature, la vie, sont plus que jamais une production humaine.

Et ainsi, le concept de juste du point de vue politique entretenu par les mass média, dans lesquels sont infiltrés beaucoup de maçons, a fait en sorte que les français oublient que ce qui est légal n’est pas automatiquement légitime, et encore moins naturel et moral.

Comme il n’y a pas de prophète dans la franc-maçonnerie, on le saurait, on doit reconnaître qu’après vingt-cinq ans d’action souterraine, notamment au niveau de l’Éducation Nationale, le programme du Grand Maître n’est pas loin d’être réalisé, d’autant plus facilement que les réactions des responsables et des croyants de toutes les religions ont été habilement étouffées au nom d’une intangible laïcité.

De la laïcité, la séparation de l’église de l'état, vers la séparation de la maçonnerie de l’état

En novembre 2005, Maurice Caillet parlait dans une lettre adressée au peuple français, de la laïcité, concept qui est à la base de la République Française, institué par la franc-maçonnerie en 1905. Cette lettre a pour titre : 1905 - Séparation de l’Église et de l’État. 2005 - Séparation de la Franc-maçonnerie et de l’État. Ou faudra-t-il attendre encore un siècle ?

Il est temps que nous prenions conscience que le pouvoir qui nous est donné par la Constitution française est utilisé et détourné par des minorités agissantes, que le franglais dénomme lobbies ou groupes de pression. Je ne veux pas parler des puissances économiques et financières qui sont dans leur rôle naturel d’infléchir la politique à leur profit. Je veux parler de la franc-maçonnerie qui va célébrer cette année le centenaire de sa victoire sur la « calotte » par la séparation de l’Église et de l’État. Jésus nous a dit de « rendre à César ce qui est à César », et il est bon que le politique et le spirituel soient distincts, car les religions ne peuvent que se corrompre dans l’engagement politique direct, alors qu’elles s’honorent de rappeler les autorités civiles à leur devoir vis-à-vis de la morale naturelle et universelle, qui n’est pas une morale à géométrie variable et éphémère, comme celle que propose la maçonnerie depuis les Constitutions d’Anderson (1723).

Déjà en 1848 le maçon français Garnier-Pages avait déclaré : « La République a ses racines dans la franc-maçonnerie et la maçonnerie est la République secrète ». En 1922, le Convent, ou assemblée législative du Grand Orient de France affirmait : « La franc-maçonnerie doit se sentir partout, on ne doit la voir nulle part ». C’est ce qui explique sans doute l’absence de référence à la franc-maçonnerie dans les livres d’histoire de l’enseignement secondaire, pourtant élaborés par une majorité de francs-maçons, même lorsqu’il s’agit précisément de Jules Ferry et du petit père Combes, artisans zélés de la séparation de l’Église et de l’Etat. On ne nous dit nulle part que ces manuels sont écrits en grande partie par des francs-maçons.

En 2001, dans leur livre « Les frères invisibles » (Albin Michel) Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre prétendent, sans avoir été démentis, que le Président Chirac serait membre de la Loge Alpina. Leur affirmation a intensément été attaquée. En tous cas, la lecture de son allocution à l’occasion du 275° anniversaire de l’Ordre Maçonnique en France, le lundi 23 juin 2003 donne l’impression qu’à ses yeux rien ne s’est fait de bon en France depuis deux siècles et demi, sans que la franc-maçonnerie l’ait marqué de son empreinte.

Le président du Sénat, Monsieur Christian Poncelet, est notoirement connu comme franc-maçon. Alain Bauer, récemment Grand Maître du Grand Orient, était il y a peu conseiller cabinet de Nicolas Sarkozy à l’époque où celui-ci était Ministre de l’Intérieur. On dit aussi à propos de Dominique de Villepin (premier ministre entre 2005 et 2007) que « certains parlent aujourd’hui de (ses) relations fraternelles avec certaines officines pratiquant la discrétion ». Du reste, le 25 juin 2003, recevant une délégation de maçons, il leur dit : « La France est héritière de votre histoire, comme la franc-maçonnerie est héritière de l’Histoire de France ».

Les mêmes se sont opposés à la mention des origines chrétiennes dans le projet avorté de Constitution Européenne, en insistant pour les origines laïques de celle-ci, qui réduisent l’histoire de la France aux deux derniers siècles.

Dans ce contexte, les déclarations faites par le président français, Nicolas Sarkozy, en décembre 2007, pendant une visite au Vatican, ont provoqué des vifs mécontentements parmi les maçons, qui sont, paraît-il, très sensibles lorsque ce sujet est en discussion. Les sept principales Obédiences maçonniques de France : le Grand Orient, la Grande Loge Nationale de la France, la Loge Le Droit humain, la Grande Loge Féminine de France, la Grande Loge Mixte Universelle et la Grande Loge Féminine Memphis ont transmis un communiqué de presse dans lequel elles expriment les plus grandes réserves envers les déclarations du président français, et surtout celles qui attaquent la morale laïque et la transmission des valeurs, comme celles liées à l’enseignement laïque. Le professeur, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le prêtre, avait affirmé Sarkozy (il est connu que dans le passé les écoles étaient fondées auprès des églises ou des monastères). Ces interprétations du président sont contraires à notre pacte républicain”, continue le communiqué des maçons. En même temps les loges annoncent qu’elles ont eu connaissance des déclarations du président de la République faites devant une délégation du Grand Orient le 8 janvier 2008, où celui-ci a donné des assurances que la loi sur la laïcité de 1905 ne serait pas modifiée.

Les déclarations de Sarkozy sont contradictoires, il paraît qu’il dit à chaque partie ce qu’elle aimerait entendre. Maurice Caillet souligne ces aspects dans une lettre ouverte adressée au président français. Bien qu’il ait envoyé la lettre aux principaux journaux français, aucun ne l’a publiée :
Membre de l'UMP, et ayant voté pour vous sans réserve, j'ai beaucoup apprécié votre définition d'une "laïcité positive" au Latran. Dans son édition du 12 janvier (page 10), Le Monde relate la démarche auprès de vous du G.O.D.F le huit du même mois. Selon le Grand Maître, vous vous seriez montré "en retrait" par rapport à vos déclarations romaines, et il annonce d'une part votre prochaine invitation en "tenue blanche" et d'autre part l'ouverture prochaine des programmes France 2 au profit de la maçonnerie, le dimanche matin.

Étant ami d'Alain Bauer (ancien Grand Maître et démissionnaire de la maçonnerie), vous ne pouvez ignorer, Monsieur le Président, que la maçonnerie soutient une conception laïciste des relations entre l'Etat et les religions, en niant notamment les racines chrétiennes de la France, au mépris de connaissances historiques indéniables. Vous ne pouvez pas non plus ignorer que la maçonnerie n'est pas une religion et qu'elle n'a aucune place au "Jour du Seigneur" sur nos chaînes publiques.

Cela ne doit pas surprendre, parce que, comme nous l’apprenons du livre de Michel-Constant Verspieren, L’impasse maçonnique, paru en mai 2001, Patrick Le Lay, président de la chaîne de télévision TF1 a le 33° degré dans la franc-maçonnerie, et d’une émission diffusée par France 2, sur les dérives de la franc-maçonnerie, qui a en fait été pro-maçonnique, le journal « l’Événement du jeudi » n’hésite pas à affirmer que: les télévisions sont le fief privilégié de la franc-maçonnerie.

Enfin, si vous avez lu "Le crépuscule des Frères" du même Alain Bauer, vous savez que la maçonnerie est un lobby en profond déclin et qu'il n'y aucune raison que vous lui fassiez la moindre concession par rapport à vos convictions exprimées récemment à Rome. Je me verrais dans l'obligation morale de renvoyer ma carte de l'UMP si la maçonnerie, qui ne comporte que 140.000 adeptes, obtient les promesses que vous auriez faites à Monsieur Quillardet.

Une minorité qui agit en secret a monopolisé le pouvoir

Je me rétorque, continue Maurice Caillet,  pourquoi cette minorité de 140.000 personnes sur une population de soixante millions d’habitants (soit 0,2% de la population) doit-elle exercer sa réflexion dans le secret des loges, à l’insu même des membres de sa famille les plus proches, et monopoliser jusqu’à 20 à 30% des postes parlementaires, soit au moins cent fois plus que dans la population générale ? Et cette proportion était largement dépassée sous la III° République.

Le fait que les francs-maçons agissent en secret est la cause de tous les maux. Ils le savent et maintenant ils cherchent donner l’impression qu’il vont faire quelque chose pour redresser cet état de fait. Par exemple, Michel Barat, ancien Grand Maître de cette même obédience, lorsqu’il estime dans « La fin des Lumières » qu’il « faut renoncer au secret maçonnique » ou Alain Bauer, dans le Figaro-Magazine du 30.09.2000, qui écrit : « Même le terme secret maçonnique va être emporté par le souci de transparence, et va disparaître du vocabulaire du Grand Orient, parce qu’il est mal vu de l’extérieur. D’abord considéré comme un gage de discrétion, il apparaît aujourd’hui comme une pratique beaucoup plus détestable qui amène parfois à des formes de corruption, de concussion et d’affairisme ».

En fait il s’agit de la même mentalité maçonnique, qui fait en sorte que des mots qui génèrent des fortes réactions émotionnelles négatives soient remplacés par des expressions neutres, par des slogans mensongers, fait qui ne conduit pas à la disparition du phénomène dénommé, mais au contraire, - c’est le cas du mot avortement remplacé par interruption volontaire de grossesse ou euthanasie par le droit de mourir avec dignité.

Que proposer alors ?, s’interroge Maurice Caillet. On ne peut évidemment pas nier aux maçons le droit de se rencontrer, mais pour que ce droit soit respecté, ils ne devraient plus le faire en cachette, mais publiquement déclarer leur appartenance, surtout l’appartenance aux Fraternités. Je leur propose que les réunions de loge se tiennent dans un local ouvert, sans « frère Couvreur » qui assure la fermeture et la surveillance de l’unique porte d’entrée et que cela se fasse à la lumière du jour.

Que les parlementaires, les élus, les fonctionnaires et les magistrats aient l’honnêteté et le courage de ne pas dissimuler leur appartenance maçonnique, comme d’autres ne cachent pas leur appartenance philosophique, syndicale ou religieuse.
Mais on peut aller plus loin et proposer à la franc-maçonnerie le « droit de mourir dans la dignité », qu’elle se saborde et qu’elle abatte elle-même le Mur de Berlin qui la sépare de la société démocratique, qu’elle a contribué à créer, certes, mais qui n’a plus besoin de ses pompes et de ses œuvres cachées.

En 1936, la grande mystique, Marthe Robin, dont le procès de béatification est en cours, déclarait au père Finet que « trois erreurs du monde moderne s’effondreraient : le communisme, la laïcité et la franc-maçonnerie ». La première s’est déjà effondrée…

de Mihaela Gheorghiu

 

YOGAESO

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire