Affichage des articles dont le libellé est TERRORISME. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est TERRORISME. Afficher tous les articles

mercredi

Ceinture Incapacitante

Proche de ce qu'avait imaginé le film "Fortress", la ceinture de contrainte est un instrument de torture télécommandé qui entraîne la perte instantanée de tout contrôle musculaire. Utilisée sur les prisonniers du camp de Guantanamo, son emploi est de plus en plus fréquent dans les prisons américaines, et même devant les tribunaux. Un article du Washington Post publié par Courrier International.

 

A la fin du mois dernier, le détenu John Allen Muhammad, le "sniper de Washington", refusait de se soumettre à un examen médical qui n'avait pas été prescrit par le tribunal et dont il n'avait pu discuter avec son avocat. Face à son refus de coopérer, les gardiens ont activé sa ceinture de contrainte, envoyant une décharge électrique de 50.000 volts dans tout son organisme.

StunBelt1.jpgRares sont ceux qui éprouvent quelque sympathie pour cet homme qui a tué dix personnes, mais cet incident a souligné l'existence d'un dispositif aussi banalisé que dérangeant. En fait, si le recours à la ceinture de contrainte dans de telles circonstances est illégal, il n'a rien d'exceptionnel. Considérés comme une violation des droits de l'homme, ces dispositifs (dont la dénomination anglaise, “stun belt” signifie littéralement "ceinture incapacitante") ont fait l'objet d'une condamnation internationale. Les autorités locales et le Congrès devraient imposer de nouvelles consignes pour leur utilisation, à défaut d'une interdiction pure et simple.


A 800 dollars l'unité, ces ceintures sont pour ainsi dire la dernière mode dans l'univers correctionnel - un must pour le procureur ou le gardien de prison qui connaît son métier. Ce système, qui fonctionne avec des piles, est attaché à la taille du détenu. Le gardien a en main une télécommande toute simple, qui peut envoyer une décharge de 50 000 à 70 000 volts pendant huit secondes dans l'organisme du détenu, ce qui entraîne instantanément la perte du contrôle musculaire et l'incapacité de se mouvoir. Sous le choc, la plupart des gens défèquent ou urinent. Certains peuvent être victimes d'arythmie cardiaque mortelle. La faiblesse musculaire et la paralysie sont des symptômes qui durent entre trente et quarante-cinq minutes. Au printemps dernier, des shérifs du Wisconsin ont voulu démontrer aux médias combien ces ceintures sont inoffensives en envoyant une décharge électrique à l'un de leurs collègues. Le choc de cinq secondes lui a valu un séjour à l'hôpital après qu'il se fut blessé à la tête en s'écroulant au sol.

Le recours de plus en plus fréquent à ces dispositifs aux Etats-Unis à fait naître l'inquiétude de certains de nos plus proches alliés sur le plan international. Amnesty International les classe dans la catégorie des équipements de torture et les décrit comme étant "cruels, inhumains et dégradants". La Commission des Nations unies contre la torture a également protesté, signalant que les ceintures de contrainte constituaient potentiellement une violation des Conventions de Genève.


En dépit de ces objections, les ceintures de contrainte sont utilisées dans trente prisons d'Etat et dans tous les tribunaux fédéraux. Pour les prisonniers, elles ont le même effet qu'une matraque électrique pointée en permanence à quelques millimètres de leur crâne. A tout moment, le gardien peut presser une touche et les transformer en débile tremblant et prostré. De fait, la capacité de la ceinture à "humilier le porteur" est vantée comme un "grand avantage" dans la brochure de présentation d'un fabricant. Elle fait comprendre au détenu qu'une "simple pression du doigt peut l'obliger à déféquer et à uriner sur lui".

Un tribunal a découvert récemment que les déclenchements accidentels étaient monnaie courante. Ainsi, Roy Hollaway, de Las Vegas, accusé de meurtre, en était à un moment critique de son procès lorsqu'un procureur, le doigt pointé sur lui, a demandé aux jurés: "Jusqu'à quel point la violence fait-elle partie intégrante de cet homme ?" Comme pour illustrer son propos, la ceinture de Hollaway fut actionnée et il reçut une décharge de 50 000 volts. Sous les yeux des jurés, il s'effondra en écumant, pris de convulsions.

La menace perpétuelle d'un choc intentionnel ou accidentel a poussé certains tribunaux à en limiter ou à en interdire l'usage dans leur enceinte.

Son utilisation manifestement abusive à l'encontre de Muhammad est potentiellement un cas de voie de fait et devrait faire l'objet d'une enquête. Aux Etats-Unis, un détenu ne peut faire l'objet de violences pour avoir refusé de se soumettre à un examen médical. Il n'y a aucune différence entre cet incident et un passage à tabac. Pourtant, ces bavures-là sont rarement traitées comme des crimes. En juin 1998, la juge Joan Comparet-Cassani, du tribunal de grande instance de Long Beach, a ordonné à un gardien d'activer la ceinture d'un accusé, Ronnie Hawkins, qui ne cessait de l'interrompre. Une commission d'enquête de la magistrature a par la suite refusé de pénaliser la juge, qui continue de présider en Californie.

L'usage de ces ceintures devrait être proscrit dans les tribunaux et dans toutes les circonstances correctionnelles, sauf les plus graves. A tout le moins, cette affaire prouve qu'il est nécessaire d'imposer de nouvelles restrictions, ainsi qu'une formation pour les gardiens, lesquels devraient être poursuivis chaque fois qu'ils se livrent à un usage excessif de la force.

Jonathan Turley

COURRIER INTERNATIONAL


 

Le débat politique sur la torture

 

Dick Cheney demande aux sénateurs républicains le droit de torturer pour la CIA


(AP) Alors que le Sénat a récemment voté un amendement interdisant le traitement "cruel, inhumain ou dégradant" des personnes détenues par les Etats-Unis, le vice-président américain Dick Cheney a demandé aux sénateurs républicains de permettre à la CIA des exemptions pour la torture des terroristes présumés.Dick Cheney

Dick Cheney a déclaré aux sénateurs que les Etats-Unis ne recouraient pas à la torture, mais que selon lui l'agence de renseignement avait besoin d'une exemption de toute législation interdisant les traitements "cruels, inhumains ou dégradants" de détenus, au cas où le président le jugerait nécessaire pour "empêcher une attaque terroriste".

Le vice-président s'exprimait lors de la réunion hebdomadaire des sénateurs républicains, à laquelle il assiste souvent, sans prendre la parole en général.

La Maison Blanche, qui doit avaliser cette loi contre les tortures, a menacé à plusieurs reprises de lui opposer un veto.


Bush nie tout usage de la torture, tout en revendiquant le droit de torturer pour la CIA   


George W. Bush(AP) "Nous ne torturons pas", a assuré George W. Bush, tout en défendant les techniques d'interrogatoires des forces américaines, notamment celles de la CIA accusée d'avoir ouvert des prisons secrètes dans plusieurs pays.

George W. Bush a défendu l'initiative de son vice-président Dick Cheney qui tente d'empêcher l'adoption par le Sénat d'une loi interdisant la torture, ou tout au moins d'obtenir que la CIA ne soit pas concernée si une loi devait finalement être adoptée.

"Nous travaillons avec le Congrès pour faire en sorte que, tout en avançant, il soit possible, encore plus possible pour nous de faire notre travail", a dit Bush lors de sa visite à Panama au retour du Sommet des Amériques.

Par ailleurs, George W. Bush n'a ni confirmé ni infirmé les informations faisant état de prisons secrètes ouvertes par la CIA à l'étranger, notamment dans des pays européens. "Notre pays est en guerre, et notre gouvernement a l'obligation de protéger le peuple américain", a-t-il simplement déclaré.    


Jimmy CarterJimmy Carter dénonce un changement radical des "valeurs morales" des Etats-Unis    


(Reuters/AFP) Interrogé à propos de l'affaire des prisons secrètes américaines, l'ancien président américain Jimmy Carter a accusé l'administration du Bush de saper les références morales sur lesquelles se fonde la politique étrangère des Etats-Unis depuis des décennies. "Au cours des cinq dernières années, il y a eu un changement profond et radical dans les mesures ou dans les valeurs morales de notre pays", a-t-il dénoncé. Le Pentagone interdit la torture, en apparence (Reuters) Le Pentagone interdit explicitement la torture dans une nouvelle directive en matière d'interrogatoires de prisonniers. Ce document rassemble et fait la synthèse des nombreuses instructions délivrées sous différentes formes, mais encore jamais compilées au sein d'un texte unique.

Cette directive énonce que "les actes de torture physique ou mentale sont interdits". Cependant, elle ne définit pas la torture.

Selon la directive, "tous les individus capturés ou détenus doivent être traités humainement et tous les interrogatoires (...) visant à obtenir des renseignements doivent être menés humainement, conformément aux lois et à la politique en vigueur". Celles-ci comprennent "le droit de la guerre, le droit international pertinent, le droit américain et les directives applicables".

Mais le document ne mentionne pas explicitement la Convention de Genève sur le statut des prisonniers de guerre. Il ne précise pas non plus si cette convention relève du "droit international pertinent".


Bush donne son accord à l'amendement McCain contre la torture


(Reuters) Après des mois de scandales sur les tortures en Irak et à Guantanamo, avec un effet dévastateur pour l'image des Etats-Unis dans le monde, l'administration Bush semble jeter l'éponge, officiellement du moins.

Cédant après des mois de résistance aux demandes adressées par les Démocrates et un nombre croissant de Républicains, George Bush a accepté d'apporter son soutien au projet d'amendement du sénateur républicain John McCain visant à interdire la torture sur des prisonniers détenus par les Etats-Unis..John McCain et George W. Bush

S'exprimant dans le Bureau ovale de la Maison blanche en compagnie du sénateur, le président des Etats-Unis a expliqué que son objectif était de "dire clairement au monde que gouvernement ne torture pas".

La Maison blanche, qui menaçait un temps d'opposer son veto à ce texte, avait cherché à obtenir une immunité pour les responsables d'interrogatoires accusés de violer le règlement. Le vice-président Dick Cheney avait fait pression sur le Sénat pour que la CIA ne soit pas concernée par cet amendement. Mais McCain a rejeté cette éventualité en estimant qu'elle viderait de contenu son amendement.

La présidence a fini par accepter une formulation proche ce celle du Code de justice militaire. Pour Stephen Hadley, conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, le compromis constitue "le juste équilibre" entre le caractère humain des traitements infligés à des détenus et la nécessité d'obtenir des renseignements.

L'amendement McCain, soutenu par le Sénat et la Chambre des représentants, interdirait les traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés à des prisonniers. Ancien combattant de la guerre du Vietnam, torturé en détention, John McCain souhaitait faire adopter cet amendement afin de protéger les soldats américains contre des traitements cruels qui pourraient leur être infligés si ils étaient fait prisonniers, la convention de Genève ne pouvant plus être invoquée par les Etats Unis pour les protéger si ce pays pratique lui-même la torture.


 


SytiNet_titre5


samedi

Ben Laden est mort en décembre 2001

 

Gordon Duff : les états-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

Gordon Duff

Gordon Duff, un ancien Marine US parle de sa honte et du déshonneur qu’ont représenté pour lui, et représentent encore aujourd’hui, les continuelles évocations par Bush et maintenant par Obama, de l’ennemi public numéro un, Oussama Ben Laden. Il revient sur le gâchis innommable de cette guerre faite au nom d’un simulacre de chasse à l’homme, puisque les administrations américaines successives, les Services Secrets et tant d’autres personnes même bien moins informées savent depuis longtemps que ben Laden est mort en décembre 2001 après avoir toujours nié être l’organisateur des attentats du 11-Septembre.

 

Ben Laden absent du rapport de McChrystal et du discours d’Obama: "La traque de ben Laden", une honte nationale. Il y a des années que le commentateur conservateur, l’ancien Colonel de Marine Bob Pappas, explique que Ben Laden est mort à Tora Bora et que l’affirmation du Sénateur Kerry selon laquelle Ben Laden a pu fuir avec l’aide de Bush est un mensonge. Nous savons maintenant que Pappas voyait juste. Entendre la Secrétaire d’État Clinton lors de son passage au Pakistan parler de Ben Laden était terriblement embarrassant. Ben Laden est mort le 13 décembre 2001 et maintenant enfin, Obama, McChrystal, Cheney, et tous ceux qui ne sont pas complètement stupides finissent par avouer ce qu’ils savaient depuis des années.

Cependant, puisque nous avons perdu entre 200 et 300 hommes au sein de nos meilleures troupes d’opérations spéciales alors que nous savions Ben Laden mort, quelqu’un va-t-il pour autant passer derrière les barreaux ? Et vu que nous avons dépensé 200 millions de dollars pour ces "Special Ops" à la recherche d’un homme dont on savait qu’il était mort, qui donc ira en prison pour cela ? Bush, Rumsfeld et Cheney, pour des raisons que l’on sait maintenant d’ordre POLITIQUE, parlaient continuellement d’un homme qu’ils savaient décédé, mais qui ira en prison pour cela ? Pourquoi en 2004, des vidéos qui s’avérèrent contrefaites ont-elles été brandies comme des preuves issues du Renseignement pour faire basculer des élections [américaines] à l’issue incertaine ?  C’est un acte criminel, s’il en fut.

En 66 pages, le Général Stanley McChrystal ne mentionne pas une seule fois Oussama Ben Laden. Il n’y en a que pour "le Mollah Omar" à présent. Lors de son intervention à West Point, le Président Obama n’a jamais mentionné Oussama Ben Laden non plus. Pour le Colonel Pappas, c’est très clair : le vice-président Cheney "a laissé tomber" Ben Laden il y a longtemps. Ce dernier a été tué par des soldats américains il y a plusieurs années.

L’Amérique sait qu’Oussama Ben Laden est mort le 13 décembre 2001. Après cette date, son nom a servi moins à unir l’Amérique qu’à la diviser, à piper les dés. Une fois le cas de Ben Laden réglé, nous aurions pu commencer la reconstruction d’une Nation légitime en Afghanistan, au lieu d’affronter une insurrection sans fin que nous avons nous-mêmes inventée.

Sans une politique intoxiquée par de fausses informations nous aurions pu apporter une solution diplomatique pour l’Afghanistan dès 2002, ce que nous nous refusons à faire encore aujourd’hui, et investir l’argent dans la reconstruction du pays. Cette dépense-là représente 5 cents sur un dollar, comparé à ce que nous dépensons dans une guerre contre un ennemi que nous avons nous-mêmes créé en exploitant son ignorance

Le mensonge concernant Ben Laden est un des actes les plus honteux jamais commis contre le peuple américain. Nous ne savons même pas s’il était vraiment notre ennemi. En tout cas, il n’a jamais été le personnage dépeint par Bush et Cheney. En fait, les familles Bush et Ben Laden ont toujours été proches, et cela, depuis des années.

Quel genre d’homme était Oussama Ben Laden ? L’allié des Américains contre la Russie, fils d’une riche famille saoudienne, il s’est rendu en Afghanistan pour aider les Afghans à défendre leur liberté. L’Amérique l’a alors célébré comme un héros. Les transcriptions des propos du véritable Ben Laden le montrent beaucoup plus modéré que nous le prétendons, fâché contre Israël et contre le gouvernement américain, mais n’affichant aucune colère envers les Américains et ne proférant aucune des menaces alléguées. Tout cela appartient au domaine public, pour qui souhaite s’informer.

Dans quelle mesure la tragédie de l’Amérique est-elle liée au destin de ces deux enfants de familles fortunées, longtemps liées par l’argent et l’amitié, les clans Bush et Ben Laden ?

L’un des deux fils est mort au milieu de montagnes éloignées de tout, l’autre vit dans une banlieue de Dallas espérant que personne ne soit envoyé pour venir le chercher. L’un est vétéran de combat, l’autre n’a jamais montré de courage si ce n’est depuis son confortable bureau sécurisé. L’Islam a pu voir en Ben Laden un grand leader. À présent on l’a pratiquement oublié.

Qu’a décidé l’Amérique à propos de Bush ?

Nous le savons : Ben Laden a toujours nié être impliqué dans les attentats du 11 Septembre pour lesquels en réalité il n’a jamais été inculpé. Non seulement quand il était encore en vie a-t-il nié y avoir participé, mais il l’a fait à quatre reprises, et en condamnant vigoureusement ceux qui ont perpétré ces attaques.

Cela est du ressort du domaine public, enfin public dans tous les pays sauf le nôtre. Au lieu de cela, nous avons fabriqué des films et payé des acteurs qui devaient ressembler plus ou moins à Ben Laden, lesquels acteurs ont contredit les déclarations connues de Ben Laden, jouant Ben Laden longtemps après sa mort.

Ces vidéos ont servi à justifier des budgets, des lois répressives, la torture et le vol pur et simple.

Pendant des années, nous avons reproché au gouvernement pakistanais de ne pas pourchasser un individu que tous savaient mort. Dès le 15 décembre 2001 au Pakistan, les journaux font état de sa mort. Comment pensez-vous que notre allié se soit senti alors qu’il se faisait continuellement tirer l’oreille après ses échecs répétés à capturer et à livrer quelqu’un qui n’existait plus ?

Quel effet pensez-vous que cela a pu avoir sur la crédibilité de l’Amérique au Pakistan et dans tout le monde musulman ? Étions-nous vus comme des criminels, des menteurs ou simplement comme des imbéciles ? Qu’est-ce qui vaut mieux ?

Cela aussi est une trahison.

Dans quelle mesure la mort de Ben Laden, la défaite et l’annihilation de la capacité de nuisance d’Al-Qaïda influeront-elles sur les évaluations du Renseignement, partiellement basées sur l’activité de Ben Laden, mais aussi d’Al-Qaïda en Irak qui non seulement n’a jamais existé, mais que l’on savait par ailleurs parfaitement impossible ?

Combien d’"experts du Pentagone" sont coupables de ces crimes, tous ces officiers retraités qui ont vendu leur honneur en nous envoyant en guerre pour ce que l’on sait maintenant être un très sale tour de politique intérieure, sans rapport avec la sécurité nationale ?

Je ne suis pas toujours d’accord sur tout avec le Colonel Pappas. Je crois que son engagement politique a parfois tendance à obscurcir son jugement. Cependant, si nous sommes d’accord en ce qui concerne Ben Laden, nous ne le sommes pas sur ce que cela signifie. D’après moi, envoyer des hommes se faire tuer au front en se basant sur un mensonge est une trahison.

Falsifier des renseignements militaires secrets et dépenser des milliards de dollars pour des opérations militaires inutiles est une abomination. Pensez-y: c’est pure folie que de donner ces milliards pour des contrats à ses amis du Parti républicain afin d’aller remplir les caisses de campagne, et tout cela à partir de renseignements falsifiés. Cela s’est fait pendant des années.

Nous avons passé huit ans à poursuivre un mort, dépensant des milliards, envoyant des agents du FBI, de la C.I.A., des Forces spéciales de nageurs de combat de l’US Navy, des Unités de reconnaissance de la Navy, des Unités de Forces spéciales, dont beaucoup y ont laissé la vie, payant le prix d’une campagne politique visant à faire accepter l’explosion de la dette du pays, à enrichir une bande de copains du même bord et des profiteurs de guerre, et à faire applaudir une clique de fanfarons au Pentagone et leurs planqués de patrons à la Maison Blanche.

  • Combien de lois passées grâce à un mort ?
  • Combien de centaines de personnes torturées pour rechercher un mort ?
  • Combien de morts pour rechercher un mort ?
  • Combien de milliards dépensés à poursuivre un mort ?

Chaque fois que Bush, Cheney ou Rumsfeld se sont tenus devant des soldats et ont parlé de la traque du défunt Ben Laden, ce fut une honte, un déshonneur. Mentir aux hommes et aux femmes qui mettent leur vie en jeu n’est pas une plaisanterie.

Qui donc va répondre aux familles qui ont perdu un proche à cause de ces calculs politiques et financiers cachés derrière le prétexte de la traque de Ben Laden ?

de Gordon Duff traduit par C.Doure

 

Sanstitre

vendredi

Qui est Oussama ben Laden ?

 

 

Quelques heures après les attaques terroristes du 11 septembre au World Trade Center et au Pentagone, l'administration Bush concluait, sans preuve à l'appui, qu'Oussama ben Laden et son organisation, Al-Qaeda, étaient les suspects les plus probables. Le directeur de la CIA, George Tenet, déclarait que ben Laden « a la capacité de planifier plusieurs attaques sans avertissement ». Le secrétaire d'État Colin Powell qualifiait de son côté les attaques à Washington et à New York de « déclaration de guerre », Michel Chossudovskyce que George Bush confirmait dans son discours à la nation le soir même en affirmant qu'il ne « fera aucune distinction entre les terroristes qui ont commis ces actes et ceux qui les ont soutenu ». L'ancien directeur de la CIA James Woolsey insinuait pour sa part la complicité de un ou plusieurs gouvernements étrangers. Et l'ancien conseiller à la sécurité nationale Lawrence Eagelberger déclarait dans une entrevue télévisée: « Je crois que nous allons démontrer que, lorsque nous sommes attaqués de cette façon, nous pouvons réagir d'une manière brutale avec force et détermination » (« we are terrible in our strength and in our retribution »).

Suite aux déclarations officielles, les médias occidentaux n'ont pas tardé (sans preuves à l'appui) à approuver le déclenchement d'actions punitives contre des cibles civiles au Moyen-Orient et en Asie centrale. William Saffire écrivait à ce propos dans le New York Times : « Lors que nous aurons raisonnablement pu déterminer la localisation des bases et des camps de nos attaquants, nous devrons les pulvériser - en minimisant mais également en acceptant les risques de dommages collatéraux. Nous devrons agir par des opérations [militaires] directes mais également par des actions en sous-main [de nos services de renseignement], afin de déstabiliser les États hôtes de la terreur. »

Le texte ci-dessous a pour Object d'analyser l'histoire d'Oussama ben Laden et des liens entre la Jihad islamique et la politique étrangère des États-Unis depuis la Guerre froide.

Le premier suspect des attaques de New-York et Washington, le Saoudien Oussama ben Laden, qui est déjà désigné comme un « terroriste international « par le FBI pour son rôle présumé dans le bombardement d'ambassades étatsuniennes en Afrique, ironiquement fut au point de départ recruté par la CIA pour combattre les Soviétiques durant la guerre soviéto-afghane.

En 1979, la « plus grande opération secrète de l'histoire de la CIA » fut lancée en réponse à l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques afin de soutenir le gouvernement pro-communiste de Babrak Kamal.

Sous les vifs encouragements de la CIA et des Services secrets pakistanais, qui voulaient transformer la Jihad afghane en une grande guerre menée par tous les pays musulmans contre l'URSS, quelque 35 000 intégristes musulmans en provenance de 40 pays islamiques se joignirent à la lutte en Afghanistan entre 1982 et 1992. D'autres dizaines de milliers vinrent étudier dans les madrasah pakistanais. Avec le temps, plus de 100 000 intégristes musulmans furent directement influencés par la Jihad afghane.

La Jihad islamique était appuyée les États-Unis et l'Arabie saoudite, une grande partie du financement provenant du commerce de la drogue dans le Croissant fertile.

En mars 1985, le président Reagan signait la directive de sécurité nationale nº 166, qui autorisait une aide militaire secrète aux Mujahideen. Cette initiative démontrait sans équivoque que la guerre secrète menée en Afghanistan avait pour objectif de combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. La nouvelle aide en sous-main des États-Unis fut marquée par une augmentation substantielle de la quantité d'armes fournies - une aide annuelle régulière équivalente, en 1987, à 65 000 tonnes d'armes, de même qu'un flot incessant de spécialistes de la CIA et du Pentagone, au quartier général secret des Services de renseignements pakistanais, sur la route principale, près de Rawalpindi, au Pakistan.

La CIA, utilisant les services de renseignement pakistanais, jouait un rôle clé dans l'entraînement des Mujahideen. À son tour, la guérilla soutenue par la CIA fut intégrée avec les enseignements de l'Islam :

Les thèmes prédominants étaient que l'Islam est une idéologie socio-politique complète, que l'Islam sacré avait été violé par les troupes soviétiques athées et que le peuple islamique d'Afghanistan devrait réaffirmer son indépendance en se débarrassant du régime socialiste afghan soutenu par Moscou.

Le réseau des services de renseignement pakistanais

272px-Coat_of_arms_of_Pakistan.svg.pngLes Service de renseignement pakistanais - Inter Service Intelligence (ISI) furent utilisés comme « intermédiaire ». L'appui de la CIA à la Jihad fut réalisé par l'entremise de la ISI, c'est-à-dire que la CIA ne faisait pas parvenir son appui directement aux Mujahideen. En d'autres mots, afin de garantir le « succès » de ces opérations en sous-main, Washington avait pris soin de ne pas révéler l'objectif ultime de la Jihad, qui consistait à détruire l'Union soviétique.

Selon l'expression de Milton Beardman, de la CIA, cette agence « n'a pas entraîné les Arabes » en tant que tel. Cependant d'après Abdel Monam Saidali, du Centre Al-Aram d'études stratégiques du Caire, ben Laden et les « Arabes afghans » avaient reçu « par l'entremise de la CIA, un entraînement [militaire] très sophistiqué et spécialisé [dans différents champs d'application] ».

Beardman confirme néanmoins qu'Oussama ben Laden n'était pas conscient du rôle qu'il jouait pour Washington : « Ni moi [ben Laden], ni mes frères n'avions pu observer une quelconque aide américaine. »

Motivés par le nationalisme et la ferveur religieuse, les guerriers islamiques n'étaient guère conscients qu'ils se battaient contre l'Union soviétique pour le compte de l'« Oncle Sam ». Alors que des contacts furent établis et entretenus aux échelons supérieurs des services de renseignement, les commandants des rebelles islamiques sur le terrain n'avaient aucun lien direct avec Washington ou la CIA. Avec le soutien de la CIA et l'aide militaire américaine, la Inter Services Intelligence (ISI) pakistanaise s'est rapidement transformée en une « structure parallèle exerçant d'énormes pouvoirs sur tous les aspects de gouvernement ». La ISI possédait un personnel, composé de militaires, d'agents de renseignement, de bureaucrates, d'agents doubles et d'informateurs, estimé à 150 000 personnes. Entre-temps, les opérations de la CIA contribuaient également à renforcer le régime militaire pakistanais dirigé par le général Zia Ul Haq :

Les relations entre la CIA et les Services de renseignement pakistanais sont devenues plus amicales suite au coup d'État contre Bhutto par [le Général] Zia et l'installation d'un régime militaire. [...] Durant la plus grande partie de la guerre d'Afghanistan, le Pakistan était encore plus anti-soviétique que les États-Unis. Peu après l'invasion de l'Afghanistan par des militaires soviétiques, en 1980, Zia avait donné ordre au directeur de la ISI de mener des actions en sous-main afin de déstabiliser les républiques soviétiques d'Asie centrale. La CIA n'a approuvé ce plan qu'en 1984. [...] La CIA était encore plus prudente que les Pakistanais. Le Pakistan et les États-Unis choisirent tous deux la supercherie. Des actions diplomatiques de façade furent menées alors que les services de renseignement [CIA et ISI] s'étaient préalablement entendus qu'une escalade militaire constituait la meilleure solution.

Le croissant d'or de la drogue

L'histoire du commerce de la drogue en Asie centrale est intimement liée aux activités secrètes de la CIA. Avant la guerre URSS-Afghanistan, il n'y avait pour ainsi dire presque pas de production locale d'héroïne. À cet égard, l'étude d'Alfred McCoy confirme que, durant les premières années des opérations de la CIA en Afghanistan, « les territoires près de la frontière pakistano-afghane devenaient le principal fournisseur d'héroïne pour le marché mondial, répondant à 60 % de la consommation d'héroïne au États Unis. Au Pakistan, le nombre de personnes dépendantes de l'héroïne est passé de près de zéro en 1979 à [...] 1,2 million en 1985 un accroissement beaucoup plus grand que celui connu par n'importe quel autre pays.

La CIA contrôlait indirectement le commerce de l'héroïne. Lorsque les Mujahideen ont établi leur contrôle sur une partie du territoire afghan, ils ont donné l'ordre aux paysans de cultiver de l'opium en guise de taxe révolutionnaire. De l'autre côté de la frontière, au Pakistan, des leaders afghans et des groupes d'affaires locaux, sous la protection des Services de renseignement (ISI), ont mis sur pied des centaines de laboratoires de production d'héroïne. Durant cette décennie de commerce ouvert de la drogue, la US Drug Enforcement Agency à Islamabad s'est trouvé incapable de faire quelque saisie ou arrestation majeure que ce soit. [...] Les autorités étasuniennes ont refusé d'enquêter sur toute charge en rapport avec l'héroïne à l'égard de leurs alliés afghans « parce que la politique des États Unis relative à la lutte contre le narcotrafic en Afghanistan fut largement subordonné à la guerre contre l'Union soviétique ». En 1995, le directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, avait admis que la CIA avait sacrifié la guerre contre la drogue pour se consacrer à la Guerre froide. « Notre mission principale était d'infliger le plus de dommages possible aux Soviétiques. Nous n'avions pas vraiment les ressources et le temps requis pour enquêter sur le commerce de la drogue. [...] Je ne crois pas que nous ayons à nous excuser de cela. Toute situation à ses inconvénients. [...] Il y a eu un inconvénient au niveau du narcotrafic, oui. Mais l'objectif principal a été atteint. Les Soviétiques ont quitté l'Afghanistan.

Au lendemain de la Guerre froide

Au lendemain de la Guerre froide, la région de l'Asie centrale n'est pas seulement stratégique pour ses réserves de pétrole : elle fournit à elle seule les trois quarts de la production mondiale d'opium, ce qui représente un revenu de plusieurs milliards de dollars pour les milieux d'affaires, les institutions financières et bancaires impliquées dans le lavage de l'argent sale, les agences de renseignement et le crime organisé. Le commerce de la drogue dans le croissant d'or rapporte entre 100 et 200 milliards USD par année, soit environ le tiers du chiffre d'affaire annuel du commerce mondial de la drogue (héroïne, cocaïne, etc), évalué (sans compter les retombées dans d'autres secteurs d'activité) par les Nations unies à environ 500 milliards USD.

Avec la désintégration de l'URSS, la production de l'opium avait pris un essor considérable. Selon les estimations des Nation unies, la production afghane d'opium en 1998-1999 - dates qui coïncident avec le développement d'insurrections armées dans les anciennes républiques soviétiques - avait atteint un niveau record, avec 4 600 mètres cube de production. De puissants groupes d'affaires de l'ex-URSS alliés avec le crime organisé se font concurrence pour le contrôle stratégique des « routes de l'héroïne ».

Le vaste réseau militaire des Services des renseignement pakistanais ne fut pas démantelé au lendemain de la Guerre froide. Par ailleurs, la CIA continuait d'appuyer la Jihad islamique par l'entremise du Pakistan. De nouvelles initiatives secrètes furent lancées en Asie centrale, dans le Caucase et dans les Balkans. L'appareil militaire ainsi que les Services de renseignement pakistanais ont essentiellement « servi de catalyseur pour la désintégration de l'URSS et l'émergence de six républiques musulmanes en Asie centrale ».

En parallèle avec ces actions en sous-main de la CIA, des missionnaires islamiques de la secte Wahhabite d'Arabie saoudite s'étaient installés dans ces républiques, de même qu'à l'intérieur de la Fédération russe, empiétant sur les institutions de l'État et de la société civile. En dépit de leur idéologie « anti-ÉUA », les actions fondamentalistes islamiques ont pourtant servi les intérêts stratégiques de Washington en ex-URSS...

La guerre civile afghane s'est poursuivie suite à la retraite des forces soviétiques en 1989. Les Talibans avaient reçu l'appui des Deobandis pakistanais et de leur parti politique, le Jamiat ul Ulema Islam (JUI). En 1993, le JUI s`était joint à la coalition du premier ministre Benazzir Bhutto. Des liens furent établis entre le JUI, l'armée et les Services des renseignements. En 1995, avec la chute du gouvernement Hezb i Islami de Hekmatyar, à Kaboul, les Talibans ont non seulement instauré un gouvernement islamique intégriste, mais ont aussi « confié le contrôle des camps d'entraînement afghans à des factions du JUI ».

Et le JUI, avec l'appui du mouvement Wahhabite, a joué un rôle majeur dans le recrutement de Mujahideen pour les Balkans et dans l'ex-URSS. Jane Defense Weekly confirme à cet égard que « la moitié des hommes et de l'équipement des Talibans provient des Services des renseignement pakistanais ».

En fait, il semblerait que, suite au retrait des troupes soviétiques, les différentes formations armées dans la guerre civile en Afghanistan ont continué à recevoir une aide en sous-main de la CIA par le biais des Services de renseignement pakistanais.

En d'autres mots, soutenus par l'ISI pakistanais lui-même contrôlé par la CIA, l'État islamique taliban a grandement servi les intérêts géopolitiques de Washington. Le commerce de la drogue dans le Croissant fertile a également servi à financer et équiper l'Armée musulmane bosniaque, dès le début des années 1990, et l'Armée de libération du Kosovo (UCK). Au cours des derniers mois, des mercenaires Mujahideen combattaient dans les rangs des terroristes de l'UCK impliquée dans la guerre civile en Macédoine. Et il est avéré que l'UCK est non seulement appuyé par l'Otan, mais elle est également en partie financée par la mission des Nations unies au Kosovo.

Cela explique sans l'ombre d'un doute pourquoi Washington a fermé les yeux sur le règne de terreur imposé par les Talibans, impliquant notamment des dérogations flagrantes aux droits des femmes, la fermeture des écoles de filles, le congédiement des employées de la fonction publique et l'imposition de la « loi pénale de la Sharia ».

La guerre en Tchétchénie

Les principaux leaders rebelles en Tchétchénie, Shamil Basayev et Al Khattab, ont reçu leur formation militaire et idéologique dans des camps d'entrainement financés par la CIA en Afghanistan et au Pakistan. Selon Yossef Bodansky, directeur du US Congress's Task Force on Terrorism and Unconventional Warfare, la guerre tchétchène fut planifiée durant un réunion secrète de Hizb Allah, tenue en 1996 à Mogadishu, en Somalie. De nombreux cadres supérieurs des Services de renseignement iranienne et pakistanaise, ont participé à cette réunion, à laquelle Oussama bin Laden était également présent. Le rôle de la ISI pakistanaise dans la guerre civile en Tchétchénie « va beaucoup plus loin que l'approvisionnement des Tchétchènes en armes et en expertise : les Service de renseignement pakistanais et ses mandataires islamiques radicaux sont en réalité ceux qui dirigent cette guerre ».

Le principal oléoduc russe traverse la Tchétchénie et le Daghestan. N'eut égard aux condamnations de pure forme du terrorisme islamique par Washington, les bénéficiaires indirects de la guerre tchétchène sont les géants pétroliers anglo-américains luttant pour le contrôle des ressources pétrolières et des oléoducs dans le bassin de la mer Caspienne.

Les deux principales armées rebelles tchétchènes (respectivement dirigées par le commandant Shamil Basayev et par l'émir Khattab), estimées à 35 000 hommes, furent financées par les Services des renseignement pakistanais. La ISI a aussi joué un rôle clé dans l'organisation et l'entraînement de l'armée rebelle tchétchène :

[En 1994], les Services des renseignement pakistanais ont organisé pour Basayev et ses lieutenants de confiance un endoctrinement islamique intensif et un entraînement de guérilla dans la province de Khost, en Afghanistan, dans le camp d'Amir Muawia, installé au début des année 1980 par la CIA et les Service de renseignement pakistanais et dirigé par le célèbre seigneur de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar. En juillet 1994, « diplômé » d'Amir Muawia, Basayev est transféré au camp de Markaz i Dawar, au Pakistan, pour y entreprendre un entraînement en tactiques de guérilla avancées. Au Pakistan, Basayev rencontrait également les plus hauts cadres des forces militaires et des services de renseignement : le ministre de la Défense, le général Aftab Shahban Mirani, le ministre de l'Intérieur, le général Naserullah Babar, et le directeur des Services de renseignement responsable pour l'acheminement de l'appui de la ISI aux causes islamiques, le général Javed Ashraf (tous maintenant à la retraite). Ces liens en haut lieu se montrèrent vite utiles à Basayev.

Suite à son entraînement et son endoctrinement, Basayev fut affecté pour mener un campagne militaire contre les troupes fédérales russes lors de la première guerre tchétchène de 1995. Son organisation avait également développé des liens étroits avec les consortiums criminels moscovites et avec le crime organisé albanais et l'UCK. En 1997-1998, selon le Service de la sécurité fédérale russe, « les seigneurs de guerre tchétchènes ont commencé à investir dans l'immobilier au Kosovo [...] par l'intermédiaire de plusieurs firmes immobilières enregistrées en Yougoslavie en guise de couverture.

L'organisation de Basayev fut également impliquée dans bon nombre de trafics, notamment les narcotiques, l'exploitation illégale et les sabotages d'oléoducs russes, le kidnapping, la prostitution, le commerce de faux dollars et la contrebande de matériaux nucléaires. Avec le blanchiment de l'argent de la drogue, les profits de ces activités criminelles furent également utilisés pour financer le recrutement de mercenaires et l'achat d'armes.

Pendant son entraînement en Afghanistan, Shamil Basayev s'est lié avec le commandant vétéran saoudien Mujahideen Al Khattab qui avait combattu en Afghanistan. Quelques mois après le retour de Basayev à Grozny, début 1995, Khattab fut invité à créer une armée installée en Tchétchénie pour l'entraînement de combattants Mujahideen. Selon la BBC, le voyage de Khattab en Tchétchénie fut « planifié grâce à l'appui de la Islamic Relief Organisation (IRO) basée en Arabie saoudite qui avait expédié des fonds en Tchétchénie. La IRO était financée par des mosquées ainsi que des dons de riches individus [associés aux milieux d'affaires saoudiens]. »

En conclusion

Depuis l'ère de la Guerre froide, Washington a sciemment soutenu Oussama ben Laden, tout en le plaçant sur la liste des « personnes les plus recherchées par le FBI ».

Alors que les Mujahideen sont impliqués dans des insurrection armées pour le compte des États-Unis dans les Balkans et en ex-URSS, le FBI, a pour mandat de mener aux États-Unis de mener une guerre au terrorisme. De toute évidence, il s'agit là non seulement d'actions contradictoires mais d'une politique qui s'avère mensongère à l'endroit des citoyens. Car la CIA depuis la guerre URSS-Afghanistan, appuie le terrorisme international par l'entremise de ses opérations secrètes.

Cruelle ironie, la même Jihad islamique, présentée par l'administration Bush comme « une menace contre l'Amérique » responsable des assauts terroristes contre le World Trade Center et le Pentagone constitue un instrument clé des opérations militaires stratégiques de Washington dans les Balkans et en ex-URSS.

Au lendemain des attaques terroristes de New York et de Washington, la vérité sur les liens entre le gouvernement américain et le terrorisme international doivent être dévoilés à l'opinion publique afin d'empêcher l'administration Bush et ses partenaires de l'Otan de se lancer dans une aventure militaire qui menace l'avenir de l'humanité.

 

MONDIALI

jeudi

Une histoire vieille comme le monde

 

Certains veulent des preuves ! Ils ont raison. En voici une, une très très grosse.

On ne cesse de répéter qu'Al Qaïda est une invention atlantiste qui a pour objectif la diabolisation du monde musulman afin d'envoyer quelques centaines de milliers de soldats y mourir et tuer au passage quelques autres centaines de milliers de civils. On le réitère : Al Qaïda, au grand dam des naïfs, romantiques, sentimentaux, haineux, racistes (chacun ses raisons), n'existe pas. On lui attribue des attentats qui sont perpétrés par les services occidentaux ou orientaux (aux ordres des premiers). Comme preuve les dernières révélations sur les attentats de Karachi. L'histoire lointaine ou récente nous donne tellement d'exemples qui, hélas,  ne nous servent jamais de leçon ! Le massacre des trappistes de Tibhirine par exemple ou plus loin dans le passé l'affaire Ali Baba en Irak, l'attaque du golfe du Tonkin, l'opération Gladio en Europe, la bleuite du colonel Amirouche, les armes de destruction massive irakiennes, l'attaque du Lusitania, l'incendie du Reichstag... etc. Que dire aussi, même si on est loin du sujet de cet article, du réchauffement climatiqueattentat karachi 2002 DCN et des précipitations neigeuses dans le sud du pays en plein mois de mai !

Bref, les états utilisent la technique de l'attentat attribué à un ennemi depuis tellement longtemps qu'il est difficile d'énumérer toutes les histoires connues. Maintenant parlons de cette affaire de Karachi et remettons-la dans le contexte initial. C'était en mai 2002, donc très vite après les attentats du WTC;  ce qui rendait l'implication de Beny la menace plus crédible. Le 12 novembre,  ce dernier nous gratifie d'une déclaration grave sur Al Jazira concernant plusieurs attentats dont celui de Karachi : « Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux, de la part du serviteur de Dieu Oussama ben Laden, aux peuples des Etats alliés du gouvernement américain inique [...]. Ce qui s’est passé depuis les conquêtes de New York et Washington jusqu’à ce jour – comme les opérations contre les Allemands en Tunisie, contre les Français à Karachi, l’explosion du pétrolier français au Yémen, les opérations contre les marines à Faïlaka [Koweït], contre les Britanniques et les Australiens dans les explosions à Bali [Indonésie], ainsi que la dernière prise d’otages à Moscou, et quelques autres opérations ici et là – ne sont qu’une riposte de musulmans soucieux de défendre leur religion et de répondre à l’ordre de leur Dieu et de leur Prophète. Pourquoi vos gouvernements se sont-ils alliés à l’Amérique pour nous attaquer en Afghanistan, et je cite en particulier la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Canada, l’Allemagne et l’Australie ? »

Déclarations à l'emporte-pièce de l'ennemi public mondial numéro 1 incluant bien des actions dont il n'a aucune connaissance ! L'état pakistanais a trouvé facilement deux malheureux à présenter au monde. La pseudo enquête judiciaire a attribué l’attentat à un certain Asif Zaheer qui aurait fabriqué la bombe et à Mohammad Rizwan, chauffeur du véhicule. Condamnés à mort le 30 juin 2003, ils seront libérés le 5 mai de l'année dernière. 7 ans de prison pour pas grand chose, certainement ont-ils eu le tort d'être au mauvais endroit au mauvais moment2. Sans oublier qu'on a manqué de peu d'associer ces attentats avec celui de Daniel Pearl et là on aurait eu droit à un autre pavé de 800 pages de Bernard-Henry Botul . 800 pages de propagande et de mensonges médiatisés par des centaines d'interviews.

Entre temps, à Paris, Balladur (et son complice électoral de l'époque N. Sarkozy) a besoin de financement pour sa campagne présidentielle. Des millions de francs pour imprimer et afficher des millions de pélicans sur les murs de l'Hexagone, sans oublier les meetings, déplacements... etc. C'est le prix de la Démocratie... Pour des raisons internes à l'UMP, Balladur manque de fonds, il reçoit comme par magie, sur un tapis volant certainement, deux sacs de billets de 100 et 500 francs au Crédit du Nord ! 10 millions de FF, un milliard de centimes. Il est question de beaucoup d'argent. On parle alors de rétro commissions. Qu'est-ce que ce jargon de voyous ? Une commission, tout le monde le sait, est un petit 10% sur la totalité du contrat qui termine dans les poches de celui grâce à qui on a vendu les sous-marins ! C'est illégal, c'est grave mais on peut comprendre. Cette pratique ne colle pas avec la manie de nos politiques qui consiste à faire la leçon au monde entier sur l'humanisme universaliste hélas frelaté; mais c'est ainsi, on peut bien le comprendre. Seulement, la rétro commission, comme son nom l'indique, est un retour à l'envoyeur. L'argent que doit encaisser la DCN et qui appartient au peuple français  finit dans les poches de quelques obscurs dirigeants français impliqués dans la vente. Au lieu de payer les intermédiaires pakistanais de haut rang (Généraux... etc.), certains ont cru bon empocher les liasses de biftons. Donc, le second délit de cette affaire est constitué par le manque à la parole donnée, indigne de dirigeants qui se respectent, mais cela, on ne le sait que trop bien.

Grâce à l'intelligence et à la vigilance des familles des victimes, la vérité a fini par éclater ( mais elle sera certainement étouffée). Il ne nous reste donc plus qu'à poser les bonnes questions :

  • 1- Si les attentats de Karachi ne sont pas attribués à la nébuleuse qui fait si peur pourquoi donc les multiples autres attentats le seraient-ils ?!! Par quelle autre magie ou logique biscornue pourraient-ils l'être ?
  • 2- Si les attentats de Beny sont abjects, criminels, inhumains et islamisto-intégristes qu'en est-il des attentats étatiques ? Sont-ils condamnables de la même manière ? Le terrorisme gouvernemental est-il lui aussi ennemi de l'Humanité ou non ? Faut-il bombarder le Pakistan ?
  • 3- Pourquoi aucun journaleux ne fait le lien entre les faux attentats et l'existence même d'Al Qaïda ! Personne ne remet en cause la propagande atlantisto-sioniste !
  • 4- A présent que les coupables sont connus , qui va rendre justice ? Ces mêmes coupables ?

L'histoire récente nous montre des manipulations très graves des populations par des groupements secrets et très puissants. Je viens de finir la lecture d'un best-seller anglais Au nom de Dieu de David Yallop3. Celui-ci démontre l'assassinat du pape Jean-Paul 1er par la loge mafio-maçonnique P2 avec de très nombreuses preuves. Licio Gelli, Michele Sindona ou Roberto Calvi ont assassiné plusieurs personnes dont des procureurs, avocats... etc. Pour camoufler leurs assassinats, ils faisaient endosser les meurtres aux brigades rouges. Ces dernières étaient, elles aussi, manipulées par la CIA. Le marionnettiste (L. Gelli) a tout de même assassiné le PAPE ! Pour la version officielle, le pape est mort d'une crise cardiaque, certainement aidée par une ingestion de digitaline, mais là est une autre question. Je vous invite à lire ce livre de toute urgence pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui,  même s'il s'agit d'une histoire datant de 1978. Ne dit-on pas que l'histoire se répète ?

Il est impossible de comprendre la réalité de ce monde si on ne comprend pas qui mène la danse. Si le peuple continue à croire aux versions farfelues des médias et autres puissants banksters, on ne s'en sortira jamais. Et, in fine, dans l'histoire de l'humanité que représente le 11/9 ?  Pas grand chose, au regard des dizaines de millions de morts des deux grandes guerres, des dizaines de millions de morts attribués au FMI et à la banque mondiale... etc. ! Relativisons quelque peu l'histoire moderne et usons d'un brin d'intelligence avant qu'il ne soit trop tard...

lelibrepenseur

 

Ben Laden avait revendiqué l’attentat de Karachi !

Vous le savez, la France est impliquée dans une fort sombre histoire de commissions détournées lors de l’achat par le Pakistan de trois sous-marins français. L’homme en cause est Edouard Balladur, bénéficiaire de l’argent, un argent versé sous le contrôle du ministre de 1784-1l’économie de l’époque : Nicolas Sarkozy. Je n’y reviens pas. Non, aujourd’hui, ce qui m’intéresse et m’interpelle dans cette sinistre histoire, c’est uniquement une information, aperçue au hasard de la relecture des événements. Et quelle ne fut pas ma surprise, ce faisant, ce constater que cet attentat, pourtant dûment imputé à l’armée Pakistanaise, mécontente du versement de ses bakchichs, avait bien été revendiqué, en son temps par Ben Laden ! Un attentat que son organisation n’avait donc pas commis, et qu’il se serait attribué sans vergogne ? Mais voilà qui pose question, sur l’homme lui-même, son organisation Al-Qaida pour ne pas la citer, et même notre propre gouvernement, qui avait lui aussi enfourché la thèse fourre-tout de l’implication du terrorisme façon Ben Laden ! J’ai souvent dit ici qu’Al-Qaida servait à tout, et qu’il n’était que ce que les gouvernements agitant le chiffon rouge de la terreur voulaient bien y mettre : c’est confirmé avec cet attentat qui n’a jamais rien d’islamiste, mais que l’on a taxé d’avoir été organisé par des islamistes d’Al-Qaida. Avec en prime une seconde découverte de taille quand on voit à qui il avait été attribué en premier… et par qui.

L’attentat de Karachi a eu lieu le 8 mai 2002. Le mois qui précédait, la chaîne de télévisions Al Jazira avait diffusé des extraits d’une interview d’Oussama ben Laden et d’Ayman al Zawahiri : un montage de films enregistrés en 2001, selon le FBI. Le 12 novembre 2002, la même chaîne Al Jazira diffusait une bande sonore cette fois contenant le message faisant allusion à l’attentat effectué six mois auparavant : « Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux, de la part du serviteur de Dieu Oussama ben Laden, aux peuples des Etats alliés du gouvernement américain inique [...]. Ce qui s’est passé depuis les conquêtes de New York et Washington jusqu’à ce jour – comme les opérations contre les Allemands en Tunisie, contre les Français à Karachi, l’explosion du pétrolier français au Yémen, les opérations contre les marines àE.BALLADUR Faïlaka [Koweït], contre les Britanniques et les Australiens dans les explosions à Bali [Indonésie], ainsi que la dernière prise d’otages à Moscou, et quelques autres opérations ici et là – ne sont qu’une riposte de musulmans soucieux de défendre leur religion et de répondre à l’ordre de leur Dieu et de leur Prophète. Pourquoi vos gouvernements se sont-ils alliés à l’Amérique pour nous attaquer en Afghanistan, et je cite en particulier la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Canada, l’Allemagne et l’Australie ? »…

Dans cette cassette audio, donc (si facile à fabriquer !), Ben Laden endossait un costume bien large : celui de l’organisateur de TOUS les attentats de ces derniers mois dans le monde, comme étant la « riposte de musulmans soucieux de défendre leur religion et de répondre à l’ordre de leur Dieu et de leur Prophète » … Or aujourd’hui on sait qu’il n’y était strictement pour rien, pour Karachi ! Que peut on en conclure alors ? Que Balladur travaillait main dans la main avec Ben Laden, ou plus sérieusement que la longue liste d’attentats revendiqués à fort peu à voir avec Al-Qaida ? Et il est vrai, imaginer Ballamamouchi se balader en babouches au fond des grottes de Tora Bora pour signer le contrat dedes techniciens de la DCN volatilisés dans leur bus sous-marins (c’est Léotard qui l’avait fait !), avouons que cela était tentant, s’il n’y avait pas au bout la douleur des familles des techniciens de la DCN volatilisés dans leur bus !

Al-Qaida, impliqué également selon Ben Laden dans la prise d’otage du théâtre de Moscou, (où la police russe asphyxiera 129 personnes !) celle-là aussi je l’avais oubliée !!! Une prise d’otage décidée par Aslan Maskhadov selon Moscou, plutôt modéré face à Bassaev, qui n’avait aucun lien avec Al-Qaida ! Maskhadov niera fermement être responsable de cette prise d’otages. Non, dans cette longue série de revendications il semble bien y avoir avant tout appropriation ou captation d’attentats commis par d’autres : aurait-on attribué à Ben Laden des choses qu’il n’aurait pas faites ??? Pour sûr, et c’est aujourd’hui une évidence. C’est bien le principe expliqué par « Power of Nigthmares« , cette démonstration magistrale de la fabrication de l’épouvantail Al-Qaida !!!

Des attentats lui ont manifestement été attribués à tort. L’attentat sur l’île abandonnée de Falaïka du 8 octobre 2002, par exemple, cité par Ben Laden dans son communiqué, est celui mené contre un groupe de soldats US en entraînement américain au Koweït qui s’est fait attaquer et tiré dessus à un feu rouge, par deux individus passés en trombe en Toyota, balançant une rafale de Kalachnikov au passage. Un acte totalement délibéré. Les deux assaillants s’appelant Anas Ahmad Ibrahim al-Kandari, 21 ans, et Jassem Mubarak al-Hajri, 26 ans. Les premiers commentaires US parlent en effet d’un acte délibéré, et non ordonné de l’extérieur, d’un coup de folie de deux jeunes révoltés. Selon ces témoignages, ils voulaient ainsi « venger des palestiniens tués par Israël« , un événement visionné la veille par eux à la télévision, selon les dires de l’un des deux.

Le lendemain, c’est un tout autre son de cloche : comme le premier à un nom ressemblant à celui de prisonniers de Guantanamo, on annonce un lien « possible » avec Al-Qaida.« Il semble que cela pourrait être lié à Al-Qaïda, » déclare dans le NYT un fonctionnaire américain a propos de l’attaque « mais nous ne savons pas si ces deux hommes ont lancé l’attaque par eux-mêmes ou sous la direction d’ autres ». La propagande et la récupération se mettent en en marche. Deux jours après l’un des deux aurait été paraît-il entraîné dans un des camps de Ben Laden, mais « on en ignorait la date ». Au bout de trois jours, les voilà dûment estampillés … Al-Qaida. Le tour de passe-passe habituel ! On oublie de citer les noms des deux touchés, Michael Rene Pouliot (décédé), travaillant pour Tapestry Solutions une société de logiciels, et David Caraway (blessé), qui ne sont pas des militaires mais des « contractants » civils.

Mais la presse américaine, qui n’a pas grand chose alors à se mettre sous la dent après la fuite de Ben Laden de Tora Bora, se met à broder abondamment comme elle sait le faire. Dans le Time, le 11 octobre, on verse vite dans le grandiloquent : « l’attaque avait toutes les marques d’une opération suicide bien planifiée, puis on affirme que « les autorités pensent que les tueurs étaient – tout au moins – des islamiques extrémistes, et qu’ils pourrait bien avoir eu des liens directs avec le réseau d’Oussama ben Laden, d’al-Qaïda ».Voilà, c’est pesé et emballé : d’un acte délibéré, un coup de sang ou de folie, on passe à un attentat « planifié » à l’avance… par Ben Laden. Tout heureux, on suppose, de se voir attribué la paternité du crime !

Mieux encore : à partir d’un seul mort, qui semble bien un acte isolé, voici la conclusion sidérante que tire le Time : « Mais l’incident Falaika, précédé par ce qui apparaît désormais par ce qui a été un attentat suicide la semaine dernière sur un pétrolier au large la côte du Yémen, et suivie d’une tentative d’attaque sur un Humvee transportant des troupes américaines au Koweït un jour plus tard, est peut-être le signal inquiétant qu’al-Qaïda a l’intention de profiter au maximum de la confrontation de plus en plus croissante de l’Amérique avec l’Irak ». On traduit : le journaliste qui écrit ça traduit les lanternes de Dick Cheney en vessies : l’Amérique prépare alors l’invasion de l’Irak de Saddam Hussein, et souhaite y mêler Ben Laden, alors que les deux personnages, on le sait aujourd’hui, n’ont aucun rapport entre eux. Alors on touille la tambouille à infos pour y parvenir. Bref, l’incident de Falaïka, au demeurant un acte bien isolé au départ, a été monté en épingle et montré comme une action commando envoyée par Ben Laden, ce qu’il n’a jamais été à la base. On fabrique l’information, on la transforme, on en fait un instrument de propagande valorisant… Ben Laden ! Pour l’attentat contre le pétrolier français Limbourg, c’est L’Armée islamique d’Aden-Abyane, de Tarek Al Fadhli qui a revendiqué l’attentat : même si les deux personnages se connaissent, Ben Laden n’y est strictement pour rien. Un attentat récupéré de plus ! Le label Al-Qaida est apposé, mais ce sont les boutiques franchisées qui agissent ! Al-Qaida, c’est bien un tampon apposé sur des actes séparés !

Pour l’attentat contre une synagogue de Djerba, en Tunisie, qui avait fencore. L'auteur de l’attentat est Nizar Naouar, « un musulman non pratiquant » mort dans l’attentat : un lyonnais d’origine. Là aussi, c’est assez coton : Nizar était équipé d’un téléphone portable satellitaire (acheté 1829 euros en France), et l’étude de son dernier appel pointe vers le… Pakistan. Là on va vite noyer le poisson en affirmant que c’était à Karachi, et qu’à l’autre bout du téléphone « c'était » Khalid Cheik Mohammed…. l’artificier en chef déclaré du 11 septembre. RappelonsChristian Ganczarski, lundi 5 janvier, à la cour d'assises spéciale de Paris. qu’il sera arrêté le 28 février 2003 à Rawalpindi, au Pakistan, lors d’une opération conjointe de ait 21 morts, parmi lesquels 14 touristes allemands, le 11 avril 2002 c’est autre chose la CIA et de l’ISI restée bien mystérieuse encore à ce jour. Selon certains, ce n’était même pas à Rawalpindi, et ce n’était pas à cette date mais bien avant… Rawalpindi, le fief de l’armée pakistanaise et de l’ISI ! L’homme le le plus recherché au monde avec Ben Laden habitait au milieu du quartier des services secrets pakistanais ! Où rôdait également la CIA ! Voilà qui est trop fort !

L’arrestation coïncidait au moment où Bush était au plus bas avec sa « guerre à la terreur » et n’avait arrêté aucune figue majeure recherchée. Or le fameux Cheik arrêté avait bien des choses à cacher : en 1993, des enquêteurs US étaient tombés sur des clichés de Sheikh Mohammed et de son frère en compagnie d’associés proches de Nawaz Sharif, l’ancien premier ministre du Pakistan, et un opposant au père de Benazir Bhutto (et renversé par Musharraf en 1999, après son retour au pouvoir). Ceci peu de temps avant l’explosion de 1993 du WTC, où beaucoup ont vu la main de l’ISI Pakistanaise. Le Pakistan, haut lieu des magouilles entre la CIA, l’ISI et les services secrets indiens (voir l’attentat de Mumbaï et le rôle de l’américain David Headley). Nawaz traîne derrière lui une lourde casserole marquée Al-Qaida : le 21 mars dernier, un ancien responsable de l’ISI, Khalid Khawaja  évoquait ses rencontres avec Ben Laden en personne. Selon lui, il y en aurait eu cinq.

L’histoire est ancienne et date des années 90 : « Gul Hamid, Nawaz Sharif, et Oussama ben Laden ont conspiré pour assassiner le Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto. Haqqani Husein, un journaliste pakistanais qui prétend avoir été impliqués dans le complot, dira plus tard qu’ Hamid Gul, Directeur de l’ISI avait contacté Oussama ben Laden, qui était alors connu pour fournir un soutien financier aux moudjahidin afghans, à payer pour un coup d’Etat et l’assassinat de Bhutto. Gul a également apporté Nawaz Sharif, le gouverneur de la province du Pendjab et un rival de Benazir Bhutto, dans la discussion. Bin Laden s’engagait à fournir 10 millions de dollars à condition que Sharif transforme le Pakistan en un strict Etat islamique, ce qu’a accepté Sharif. (extrait de LEVY et Scott-CLARK, 2007, pp. 193-194 Bhutto) Bhutto n’a pas été assassinée à cette époque, mais Ben Laden aurait aidé Sharif à remplacer Bhutto un an plus tard (en Octobre 1990) ». Gul, en interview, en décembre 2008 affirmera sans hésiter qu’Al-Qaida n’était pour rien dans le 11 septembre, et que les attentats étaient bien un « inside job », « planned in america »… « l’ambition de quelques uns« , selon lui. On songe au terrible testament de Kennedy, celui de sa déclaration… où il mettait en garde contre le « gouvernement invisible« ... qui finalement, aurait sa peau.

Un Pakistan où l’ISI règne en maître, plus ou moins en accord avec la CIA, et où la DGSE, véritablement, est larguée et fait figure d’amateur. Complètement larguée : au bout de trois ans de recherches sur l’attentat de Karachi elle l’attribue à… Al-Qaida : dans son rapport du 8 avril 2005 elle écrit en effet « les derniers renseignements recueillis permettent de considérer qu’Abou Faraj al-Libi, responsable des opérations d’Al-Qaida, est impliqué dans la formation et le financement des auteurs de cette action »… Abou Faraj al-Libi est jeté en prison le lendemain de la déclaration de la DGSE…, voilà qui devient plus facile à démontrer, pense-t-on. Abou Faraj al-Libi est un énième « numéro 3″ d’Al-Qaida, alors soupçonné d’avoir attenté à la vie de Pervez Musharraf. Le 6 juillet 2005, la DGSE remet ça et accuse Abou Faraj al-Libi d’avoir « joué le rôle d’intermédiaire entre un cadre au sein d’Al-Qaida restant à identifier et les protagonistes de l’attentat ». On croit donc que les français savent tout et bing : « L’identité du véritable commanditaire est encore inconnue, en revanche son appartenance à Al-Qaida ne fait plus de doute. » Bref, la DGSE est très, très forte : elle ne sait pas ce qu’est cet « intermédiaire », mais elle sait déjà qu’il fait partie d’Al-Qaida !

Vu de l’extérieur, l’enquête de la DGSE sent le bidonnage complet, à reprendre mot pour mot le vocabulaire américain et ses phrases qui ne veulent rien dire. La DGSE se doute bien qu’Al-Qaida n’y est pour rien, elle organisera même une opération de représailles contre les vrais commanditaires, mais elle le dit quand même officiellement : sur ordre de qui ? De Michèle Alliot-Marie, dont elle dépend (« elle est sous l’autorité du ministre français de la Défense« ), sans nul doute, l’ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Balladur, où elle sera longtemps celle qui tentera de rabibocher Balladuriens et Chiraquiens. Le 9 septembre 2005, nouvelle note de la DGSE, pour tenter de se trouver un coupable présentable : selon un cadre d’Al-Qaida (?) l’opération a été financée par Al-Qaida et réalisée par un groupe pakistanais local, le HUMAA ». Al-Qaida, sauveur ici du mentor d’Alliot-Marie : elle, si prompte à fustiger le terrorisme d’ultragauche, à pourchasser les bloqueurs de TGV, obligée d’en recourir à un groupe terroriste mythique pour faire passer les couleuvres de transactions pas très recommandables ?

On s’est toujours demandé pourquoi Alliot-Marie restait en place dans le dispositif Sarkozy : maintenant on le sait. Car elle, sait surtout ce qui s’est passé à Karachi, qui n’a pas intérêt à éclater au grand jour : le grand argentier de l’affaire étant l’actuel président ! On se croirait presque dans un roman de Claude Thévenet ! L’attentat de Karachi, c’est « Opération Dédale«  ! La situation est inattendue ! Mais sans remords aucun : après tout, c’était bien Al-Qaida et Ben Laden qui avaient revendiqué l’attentat en premier, non ?

L’attentat de Karachi, pourrait donc aussi s’intituler « du bon usage de Ben Laden » : les services secrets français avaient auraient focalisé sur la piste Ben Laden comme les américains ou les sites de « surveillance » comme le MEMRI, IntelCenter ou Site montrent du doigt invariablement Ben Laden, repoussoir aux coups tordus que les Etats commettent. Pour Alliot-Marie, c’est du pain béni, l’existence de Ben Laden. Plus on focalise sur lui, moins on parlera des transactions ayant mené aux rétrocomissions. Via l’ISI… et obligatoirement la DGSE, sous le regard amusé de… Claude Thévenet. L’auteur du fameux rapport Nautilus, celui qui parle des rétro-commissions.

Un terroriste nommé Ben Laden, donc, tellement pratique pour occulter ce qui n’est en définitive qu’un terrorisme d’état, où là 11 ingénieurs français sont morts. « Si l’attentat de Karachi est vraiment le résultat d’un guéguerre entre services secrets pour une histoire de commission non versée, bref un règlement de compte entre mafieux, et que Ben Laden et Al Qaïda revendiquent cette attaque, alors nous pouvons légitimement nous dire que Ben Laden et son organisation ne sont que les faire valoir des services secret dans le monde. Une sorte d’alibi, de passe partout à utiliser pour travestir la réalité et en tant que PSYOPS pour manipuler la perception mentale selon les zones géographiques données ». Ben Laden, un alibi dont tout le monde se sert ? Ça devient de plus en plus évident !

centpapiers

dimanche

L'Afghanistan pour les nuls

2000 av JC : les Aryens s'installent en Afghanistan.

Les Perses Achéménides, alors maîtres du monde, s'y pètent la gueule. On fout la paix aux Afghans.

330 av JC : Alexandre le Grand s'empare du monde entier, mais se cogne à un mur en Afghanistan.

Au premier siècle, les Kushans basent leur empire en Afghanistan.

En 300, les Sassanides les envahissent, mais ne réussissent jamais à soumettre toute la région.

Les Huns pètent la gueule aux Sassanides. Ils sont à peu près maîtres du monde mais... sont aplatis en Afghanistan par les Hephtalites au 5e siècle. Les Sassanides (des obstinés) reviennent en 557 et reprennent toute la Perse, sauf... l'Afghanistan.

Les Musulmans s'emparent de Kaboul, mais pas des régions montagneuses, qui restent à peu près souveraines jusqu'au dix-neuvième siècle. Entre temps, les empires Samanides, Ghaznavides, Seljukides, Ghurides, Timurides se succèdent, mais apparemment sans jamais soumettre les montagnes.

1219 : Ghengis Khan met la planète à genoux mais les Mongols ne parviennent pas à établir un état durable en Afghanistan.

En 1709, le gigantesque empire Perse qui domine toute la région, se pète la gueule à... Kandahar. Fâchés, les Khandaharis se rendent même jusqu' à la capitale Perse, Isfahan, pillent la ville et cassent tout. Leçon millénaire à recopier 400 fois : Faut pas faire chier les Afghans !

Finalement, Nadir Shah et son armée prennent Kandahar en 1738. Ils tiennent la région solidement jusqu'en... 1747. Ensuite, après neuf longues années de stabilité, les Afghans l'assassinent et Ahmad Durrani, déchaîné, conquiert toute la région.

1839-80, Les puissants Britiches (maîtres du Monde) se tapent de bonnes défaites en Afghanistan  et en 1919, La majorité du territoire finit par être sous contrôle de sa bonne majesté Ze Queen, mais pas... les montagnes... insoumises ! Jamais même recensées !

De 1933 à 1973, c'est anormalement tranquille, sous le règne de Zahir Shah.

Marre du roi, une révolution renverse la monarchie en 1978. Un régime socialiste et nationaliste est établi. Ça énerve Washington et Londres.

La CIA créé, arme, entraîne et dirige les Moudjahidin. Et les Talibans. Et AL Qaïda.

Les Soviétiques, semi-maîtres du Monde, interviennent pour calmer tout le monde (et s'emparer subtilement des ressources). Ils se font totalement laminer le cul dans les années 80.

Les Talibans prennent le pouvoir. Reagan décrète une journée annuelle des FREEDOM FIGHTERS, aux É-U, dédiée aux Talibans, ces frères, ces amours, ces héros adorés. Même que Hollywood fait un film de guerre capoté dans lequel un Russe intelligent et gentil (il porte des lunettes, joue aux échecs, le Russe raisonnable, quoi) trahit ses amis Russes pour combattre aux côtés de bons Talibans. Le gentil Russe tue ses amis d'hier et à la fin, tout le décor rocheux du plateau "Roche 4" de Universal est libre et en liesse. Petit clin d'œil politique, ce sont les femmes Afghanes qui terminent le boulot, malgré l'interdiction de leurs maris, elles se mettent aussi à tuer des Russes (décidément, ces Russes !) et même, elles tuent le chef des Russes et aussi cassent le tank des Russes (il n'y en avait qu'un seul en raison d'un budget plutôt court. Ils ont failli utiliser des noix de coco !).

Années 90 : Halliburton (son VP et actionnaire important s'appelle Dick Cheney) et UNOCAL décident de construire un Oléoduc et un Gazoduc pour aller vendre en Asie les ressources (pétrole et gaz naturel) de la Mer Caspienne (Baku). Pas impressionnés par le contrat offert, les Talibans décident de l'octroyer à Petrobas, la Nationale Argentine. Les Talibans sont déclarés au Congrès des É-U "ennemis de la démocratie". Le FMI entre full pin dans l'Argentine, les ÉU financent un Mario Dumont argentin du nom de Carlos Menem, l'Argentine sombre dans le désastre et privatise son pétrole, son Hydro, puis privatise tout pour éponger ses dettes grandissantes. Le monde entier félicite l'Argentine à pleines pages pour son virage vers la liberté économique ! C'est chantonnant de bonheur que le mendiant jette jusqu'à ses jambes et ses bras ! Il ne sera que plus léger ! Lucien Bouchard jouit dans sa baignoire.

Septembre 2001 : des Talibans fous de haine pour tout ce qui est bon dans la vie (les SUV, les hot-dogs, les femmes-à-poil sans poils et les pubs de Club Piscine) volent sur des tapis volants de Kaboul jusqu'à NY, où ils apprennent en quelques mois à piloter des jumbojets mieux que des champions et aussi à dissimuler des exactos dans leurs barbes. Le 11 septembre, ils fuckent toutes les lois de la physique et de la science, grâce à de la magie, tuent plein d'innocents et surtout plantent les cotes d'écoutes de Seinfeld, La Petite Vie et la Mutuelle d'Omaha. On voit à plein écran que le pénis bandé et métallique des chasseurs cueilleurs viole la pureté miroitante de la cité alanguie, innocente et... Fragile. Le monde CIVILISÉ tremble, mais ne se rendra point ! L'occident doit se venger. Dick Cheney propose, comme ça, histoire d'aller faire chier les Afghans, de parachuter plein de bombes sur les villages, le long d'un éventuel parcours d'un hypothétique pipeline, dont les Martineau de ce monde ont déjà trop entendu parler.

Après la victoire éclatante de nos forces libres, démocratiques, blanches d'âme, de peau et de coke dans les trous de nez, après avoir bien écrapouti nos néo-ex-alliés Talibans, armés et entraînés par nous, un premier ministre est NOMMÉ, comme ça se fait en démocratie. C'est Hamid Karzaï, ancien VP (ou alors consultant, selon les bios) de UNOCAL. Il déchire le contrat argentin et octroie le projet, sans appel d'offres à... UNOCAL. Halliburton a sa part du gâteau, faut pas s'en faire, y a une justice. On m'assure cependant qu'en 2006, tant Unocal que Karzaï auraient affirmé au cours d'une conférence de presse commune ne jamais avoir entendu parler ni de l'un ni de l'autre. Dans un même ordre d'idée, la balle que Dick Cheney a tiré (accidentellement) dans le visage d'un vieillard de son entourage au cours d'une partie de chasse en jeep dans une pourvoirie où les bêtes sont attachées aux arbres aurait finalement été retrouvée dans les rues de Kansas City où elle se faisait passer pour prostituée Sioux dotée de deux rectums. Une affaire à suivre.

De son côté, tout est terminé en Argentine, qui sombre alors dans la faillite. Les enfants errent nus dans les rues. C'est leur faute, mais ils n'ont plus rien à privatiser ! Qu'est-ce qui reste à vendre quand t'as tout vendu ?! Ce qui est particulièrement marrant, c'est que les nouvelles compagnies, achetées par des géants transnationaux, sont presque en faillite d'année en année, et les dirigeants obtiennent des... SUBVENTIONS pour garder les entreprises à flot, histoire de ne pas perdre les derniers emplois restant. Quant aux montants (équivalents à de minuscules fractions de la valeur comptable) payés par les multinationales pour mettre la main sur le pétrole et l'électricité d’argentine... Ils ne furent jamais transférés ! Tu vends ta montre pour payer l'épicerie, le gars qui l'achète te fait payer des nouvelles piles, une réparation d'entretien, un nouveau bracelet, pis finalement, disparaît sans te refiler ton 5$.

2004, nos bons québécois-boys arrivent à Khandahar pour civiliser la région, on va régler ça, nous autres.

On est ben là ! On aime ça de même. C'est la bonne vie. On connaît ça !

 

crachtitre