vendredi

UNADFI La nouvelle Inquisition en France

 

La nouvelle Inquisition en France est subventionnée par l’Etat et soutenue par la franc-maçonnerie

Thierry Bécourt est le vice-président de la Fédération des Associations et des Personnes Privées pour la Liberté de Conscience de France (Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience). Au long du temps il a été remarqué par ses nombreuses actions de démasquer les abus commis par les groupements anti-sectes dans le nom de la protection civile. Le plus connu de ses ouvrages porte le titre La nouvelle chasse aux sorcières et réalise une parallèle entre les méthodes de l’Inquisition et le mode d’action de certaines organisations françaises contemporaines, comme l’Union Nationale des Associations de Défense des Familles et des Individus Victimes des Sectes (UNADFI) et l’ Association pour la défense de la famille et de l’individu (ADFI). Nous reproduisons ci-dessous la traduction d’une lettre que Thierry Bécourt a envoyée en 2005 à UNADFI.  Leticia Irma

unadfiLettre ouverte vers l'Union Nationale des Associations de Défense des Familles et des Individus Victimes des Sectes” (UNADFI)

En 1997, sortait le livre de l’universitaire Bruxelloise A. Morelli : "Lettre ouverte à la secte adversaire des sectes" qui fit forte impression dans le domaine universitaire et chez les défenseurs de la liberté de pensée.
Il s’agissait de montrer que le fonctionnement des groupes de pression anti-sectes dont l’Unadfi est le fer de lance est une véritable nuisance pour la démocratie, en s’appuyant sur l’ignorance ambiante dans le domaine de la culture religieuse et du fonctionnement de la société marchande.

Qu’en est-il en ce début 2005 ? Comment l’Unadfi financée à plus de 90% par notre Gouvernement, prônant pourtant l’exemple de la laïcité, peut-elle prétendre défendre les valeurs républicaines en s’appuyant sur la théorie du complot et du bouc émissaire si chère aux extrémistes, tout cela au mépris des heures les plus sombres de notre histoire ?

Faut-il rappeler que la démocratie donne la souveraineté aux citoyens dans le respect de la liberté de conviction et de l’égalité et que la République partage son pouvoir avec tous les acteurs de la société ?

Comment donc accepter l’affirmation selon laquelle l’Unadfi défendrait ces valeurs de dignité alors qu’elle applique des principes anti-démocratiques ?

Comment expliquer la prise en mains de cette association par la Franc-Maçonnerie, pourtant elle-même fondée sur l’esprit républicain ?

Que l’on m’explique comment l’Unadfi et ses semblables peuvent prétendre aux honneurs de l’État tout en choisissant la voie des discriminations et de l’intolérance, au moment où se crée en France la "Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité" et que l’on s’apprête à fêter les cent ans de la loi de 1905 ?

S’agit-il là encore de "l’impensé français" ?

Lorsqu’on lit dans l’article paru dans Bulle de décembre dernier et signé A. Thiard, Président honoraire de l’Adfi Paris :

"À travers toutes les sectes, (…) on les reconnaît à ce qu’elles utilisent des méthodes totalitaires".
"Aujourd’hui la prétention (des sectes) encouragée dans divers pays à se faire considérer comme des "mouvements religieux" montre que la situation est plutôt pire qu’il y a 8 ans (date du Rapport Parlementaire). Les sectes constituent un exemple flagrant de ce qu’une société peut porter en son sein d’aigrefins, de charlatans, d’exploiteurs, (sic)… Lorsque ce genre de corps étrangers (sic), s’attaquent avec ses méthodes totalitaires à la substance et à l’intégrité de l’homme et aux valeurs d’une société démocratique…"

Peut-on trouver meilleur exemple d’incitation au rejet, à la discrimination, à la délation et à la violence. Voilà les propos que notre gouvernement reconnaît d’utilité publique. Il est vrai que la Miviludes invite au "signalement des agissements" non conventionnels, véritable invitation à la délation déguisée en œuvre de salut public !

Quand on sait avec quelle légèreté le mot secte est utilisé pour attaquer des voisins, des parents, des conjoints et gagner un procès sans grande difficulté et avec quelle facilité chacun d’entre nous peut-être accusé de secte sur une simple rumeur voire une dénonciation, et dieu sait si les victimes de ces corbeaux sont nombreuses à faire appel au CapLC et autre CICNS et Omnium… Ces prises de positions d’un dirigeant d’une association "reconnue d’utilité publique" font froid dans le dos !
Comment ces groupes peuvent prétendre juger des minorités de conviction et leurs philosophies alors qu’ils refusent de les approcher excepté par le seul biais des apostats.

Louis Pauwels lançait en 1996 le concept de "l’esprit d’inquisition" : force est de constater qu’à cause de ces groupes de pression, cet "esprit d'inquisition" n’a pas faibli dans notre pays.

Il serait temps que ces organes inquisiteurs s’appliquent à eux-mêmes la "question", et les critères qu’ils destinent à ceux qui ne sont pas dans leur norme. Or, qui dit norme dit hérésie et ce n’est pas l’universitaire Michel Tardieu qui nous contredira sur ce point lorsqu’il précise qu’il n’y a pas de dogme sans hérésie et que cette dernière est toujours la part obscure du dogme. De plus, lorsque l’on sait que le mot hérésie signifie choix et de fait qu’il n’y a pas d’hérétique sans secte, l’on comprend que les inquisiteurs modernes, en s’appuyant sur les dogmes en place, chassent en fait l’hérétique comme au bon vieux temps.

Indéniablement l’Unadfi et ses compères sont dans une démarche d’inquisiteur montrant par là même leur opposition à la laïcité et s’excluant de tout fonctionnement républicain et démocratique.
La Coordination pour la Liberté de Conscience et les autres associations qui défendent les mêmes valeurs observent depuis des années la mise en place d’une normalisation de la pensée dont l’Unadfi devient un instrument.

Qu’observons-nous en effet ?

Interventions dans le milieu familial par le biais d’un lobbying dans le milieu juridique, allant jusqu’à la demande de retrait d’enfants aux familles contrevenant ici à la fonction même d’une association sensée défendre le milieu familial, amalgames et diffusion de rumeurs infondées, constitution de dossiers personnels au mépris des différentes lois sur la protection de la vie privée et des convictions, difficultés voire refus de juger les affaires en lien direct avec l’Unadfi, soutien d’instances maçonniques telle l’Institut d’Etude et de Recherche Maçonnique (Iderm) envers ce qu’elle appelle une "instance républicaine", intervention dans le monde scolaire par des apostats de "sectes" reconvertis en membres actifs d’Adfi, pratique de l’amalgame, jugements portés sur les croyances minoritaires, incitation à la délation y compris envers des médecins jugés déviants, refus de respecter certaines lois, notamment celle relative à la communication de dossier, soutien aux thèses de lavage de cerveau, stigmatisation de tout individu remettant en cause la société de consommation…

On notera que l’Unadfi et ses antennes sont des habituées des tribunaux. Leurs dirigeants ne s’en cachent pas et n’hésitent pas à annoncer avec un certain orgueil : "Depuis 1994, date de ma présidence, j’ai dû répondre à 9 assignations, 8 ont été rendues en ma faveur" (magazine "les sectes manipulent" p.7). Force est de constater que jusqu’à maintenant la justice s’alignant sur l’opinion médiatique semble protéger les malversations de ce groupe de pression.

D’ailleurs, pour l’Adfi, un mouvement qui se défend sera présenté comme auteur d’intimidation à son encontre… On dira que les sectes s’en prennent à leurs détracteurs, quand bien même une victime demandera à la justice de les condamner pour être intervenue dans des affaires familiales avec des rapports mensongers. On refusera de juger, mais on demandera le prix fort à la victime pour se pourvoir en partie civile. Démontrant ainsi un véritable lobby anti-sectes. Malgré ces incohérences, l’Unadfi totalise à elle seule un bon nombre de condamnations et fait actuellement l’objet de multiples actions en justice dont une assignation pour dissolution.

Mais dans la plupart des cas l’on reste dans la rhétorique de la double contrainte, où quelque soit la façon dont leurs victimes se défendent, ou refusent de le faire, elles sont montrées comme systématiquement coupables.

L’Unadfi serait-elle à ce point enfermée dans sa "Bulle" - tel le titre de sa revue – qu’elle refuse de s’ouvrir vers l’extérieur tout en stigmatisant ce qui n’entre pas dedans ? Et stigmatiser n’est pas un vain mot lorsque cette association et ses acolytes soutiennent les thèses selon lesquelles les minorités de convictions, appelées dans d’autres milieux créatifs culturels, souffriraient de déviances psychologiques, comme autant de malades potentiels à soigner dans des centres spécialisés pour les remettre sur le droit chemins. L’histoire nous parlait des minorités juives ou arabes souffrant d’un "sang impur" et qu’il fallait isoler, stigmatiser au risque de radicaliser.

Il a été suffisamment montré combien les agissements des groupes anti-sectes nuisent à l’harmonie sociale, combien le terme même de ‘secte’ était volontairement discriminatoire et brisait des réputations et des vies tout en s’appuyant officiellement sur une définition bâtie sur l’opinion publique…

Alors pourquoi un tel soutien des Pouvoirs Publics ? Pourquoi une Miviludes n’ayant comme seules références associatives les anti-sectes au mépris des autres acteurs de terrain. ? Pourquoi ce refus de dialogue avec l’État hormis certains responsables conscients des dégâts de ce système inquisitorial ?

Enfin des questions:

- Où sont les victimes dont-ils nous parlent tant ? Combien sont-elles ? Malgré nos nombreuses demandes aucun chiffre n’a pu nous être apporté.
- Pourquoi si peu d’adhérents quand bien même les sectes sont présentées comme un fléau national ?
- Pourquoi ce refus du dialogue comme dogme imposé ?
- Pourquoi cette intolérance et cette imposition d’un modèle "correct" ?

L’Unadfi et le climat de chasse aux sorcières qui sévit dans notre pays est la démonstration d’une société hiérarchisée qui, bien qu’en mutation évidente, refuse de prendre les risques qui s’imposent. Elle se livre à un véritable combat contre les créatifs culturels marqués de l’étiquette "secte" alors même qu’ils travaillent à l’ouverture de la conscience. Un combat contre la pensée en évolution constante pour imposer les anciennes valeurs comme seules valables. Pourtant l’histoire a montré que l’on ne peut opposer durablement le philosophiquement ou religieusement correct, qu’elle ne peut rester imperméable aux nouvelles convictions y compris thérapeutiques.

Face à ces atteintes à la Démocratie, à ces actes de discrimination tendant à considérer les individus créatifs de notre population comme déviants contre laquelle il faut appliquer des lois totalitaires et des mesures d’exception et montrés du doigt comme sous-citoyens pour lesquels l’État de droit ne s’applique pas, il est temps que la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité prenne la mesure de ce problème.

Nous en appelons donc solennellement à tous, universitaires, juristes, Instances Publiques et autres décideurs ainsi qu’aux diverses obédiences afin qu’ils reconsidèrent en toute objectivité leur position sur ce douloureux et délicat problème.
Il est temps de mettre un frein à cette inquisition rampante avant de sacrifier tous les créateurs de notre pays et de détruire le peu de démocratie qui nous reste.

de Thierry Bécourt

YOGAESO 

jeudi

L'endettement des états

 

L'endettement, bombe à retardement pour imposer le libéralisme

L'endettement est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard.
Il n'y a alors plus de retour en arrière possible, ni d'autre choix que le l'anéantissement du pouvoir de l'état, et donc des citoyens...


Evolution de l'endettement de la France par les gouvernements successifs de 1981 à 2005
En bleu les gouvernements de droite (dominés par l'UMP, ex-RPR),
et en rose les gouvernements de gauche (dominés par le Parti Socialiste)
 

L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

En cas d'hostilité de l'opinion aux privatisations, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si les premier ministres qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin.

La dette de la France a dépassé en 2005 les 1100 milliards d'euros, soit 67% du PIB. L'endettement de chaque citoyen français (nouveau-nés compris) est donc de 18.300 euros. Le remboursement de la dette absorbe chaque année la totalité de l'impôt sur le revenu.

Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le détourner au bénéfice d'intérêts particuliers: corruption, subventions et allègements de charges accordés aux multinationales, travaux publics inutiles au grand bénéfice des entreprises de bâtiment (et des élus politiques qui perçoivent des commissions occultes sur les marchés publics).

Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichies, et cet enrichissement a été financé en endettant l'état, c'est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l'argent dont ont bénéficié leurs "maîtres", sans oublier les intérêts de l'emprunt. Concrètement, ce remboursement se traduira par des augmentations d'impôts, une dégradation des prestations de l'état (sauf en matière de répression), la fin de l'état-providence, et la privatisation des dernières entreprises publiques (vendues à un prix très inférieur à leur valeur pour la collectivité et à l'argent des contribuables qui y a été investi pendant des dizaines d'années).

L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est important de préciser que les banques prêtent de l'argent qui ne leur appartient pas, puisqu'il s'agit en réalité de l'argent déposé par leurs clients. C'est donc leur propre argent que les citoyens vont devoir rembourser aux banques...

Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.

 

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mercredi

Haro sur l'Euro

 

Une arme contre l'hégémonie américaine, les prémisses d'une monnaie globale organisée de longue date, ou le cheval de Troie des multinationales... nous allons tenter de savoir ce que signifie réellement la mise en place de la monnaie unique, au delà des spots infantiles que l'on nous présente. 

L'Euro avant l'Europe :

Il de coutume de justifier la précipitation de l'apparition de l'Europe financière, grillant la priorité à l'Europe politique, par l'hégémonie grandissante de l'économie américaine. Bien que cette dernière soit actuellement dans une mauvaise passe relative, la guerre que se livrent les deux continents est impitoyable, donnant lieu à tous les coups bas, comme l'espionnage tous azimuts incarné par le réseau Echelon.

Mais contrairement à l'influence connue d'Echelon sur l'économie de l'Europe, il y a des fléaux qui ravagent soudainement l'union européenne sans que les raisons qui sont avancées expliquent la précipitation et l'accumulation des évènements. 

Le parlement de Bruxelles dit disposer de preuves incriminant la NSA et Echelon dans au moins deux affaires industrielles ayant tourné en faveur des États-Unis : la perte d'un marché de 1,4 million de dollars par Thomson au profit de l'Américain Raytheon dans le domaine des radars au Brésil et le contrat perdu par Airbus en Arabie au profit de Boeing Mc Donell Douglas.  L'enquête de Duncan Campbell qui a révélé au monde entier, en 1998, l'existence d'Echelon est maintenant disponible sous le titre " Surveillance électronique planétaire " aux éditions Allia.

C'est le cas des deux crises agricoles majeures que sont celles de la vache folle et de la fièvre aphteuse qui viennent se greffer sur une agriculture subventionnée à outrance.

L'armée européenne n'est toujours pas créée, ce qui justifie l'intervention de la logistique américaine dans les conflits naissant aux portes de l'Europe, cette dernière héritant ainsi de quelques juteux marchés de reconstruction d'après-guerre. L'absence d'un fort leadership politique européen laisse la porte ouverte aux influences extérieures et aux conflits ethniques qui se multiplient à l'est de la frontière des quinze. Si l'Europe veut être fédératrice, elle doit s'en donner les moyens.

L'absence d'une réelle politique commune, si ce n'est d'une réelle politique tout court, l'indépendance des institutions bancaires européennes (voir Partie 1), et l'imitation du modèle libéral américain sont en grande partie les causes des déconvenues actuelles de l'union européenne. 

Mais il est une autre cause des déconvenues de l'Europe, c'est l'Euro. Ce dernier sera en 2002 la monnaie unique de 375 millions d'Européens.500 Euro L'influence et la force qu'il prendra lorsqu'il sera effectivement en circulation inquiète les américains. Il faut savoir que le dollar et l'euro, quasiment à parité, sont les monnaies phares des marchés, et le vainqueur de cette guerre financière prendra le contrôle sur l'argent dans le monde, ce qui va dans le sens logique de la globalisation. Cette monnaie échappe de plus en plus aux gouvernements qui l'ont créé, et qui n'auront plus, à terme, le pouvoir de battre monnaie. Cette opération se fera seulement dans certaines usines dont on va restreindre le nombre et dont l'emplacement va être choisi dans une optique de rentabilité. On va à l'encontre des désirs de Thomas Jefferson, qui avait bien compris ce problème.

Le pouvoir d'émettre l'argent devrait être retiré des banques et redonné au gouvernement à qui il appartient. Thomas Jefferson

La valeur de l'euro a l'avantage d'être en partie soutenue par l'or, alors que celle du dollar à l'inconvénient d'être minée par une dette gigantesque. On peut noter que la baisse du prix du pétrole, dont l'OPEC est soit disant la seule responsable, coïncide avec la crise américaine actuelle. Toujours est-il que le pétrole est une matière première négociée en dollars, et maintenir son prix bas permet du même coup de maintenir une certaine activité dans l'économie américaine.

Mais les attaques viennent aussi de notre propre camp. Selon le journal allemand Frankfurter Allegemaine, un plan conçu par les banques centrales du G7 pour intervenir sur le marché des changes étranger au secours d'un euro fragile a capoté suite à une fuite. Le journal Nexus décriptent les "relations" qui existent entre la Citibank, dont l'opération a profité à Moore Capital Investment, cette dernière opérant pour un groupe d'investisseurs européens présidé par Louis M. Bacon, personnage actionnaire de Apex Silver Mines Limited. Mais d'autres investisseurs au nom célèbre comme Soros Paul, le frère aîné de George Soros, qui a participé à la réunion 2000 des Bilderberg, ou Thomas Kaplan sont connus pour être proche des Rothschild. 

Vers une monnaie globale :

Laissez moi émettre l'argent d'une nation et son contrôle et je me moque de quiconque fait ses lois...!  Nathan Mayer de Rothschild

La famille Rothschild contrôlait, en ce début de siècle, la moitié des biens de ce monde, et entretient depuis des générations des liens exceptionnellement étroits avec la Banque d'Angleterre. Pour bien comprendre le fonctionnement de ces institutions, il nous suffit de faire un court détour historique. Il est reconnu que les Rothschild ont financé, par exemple, les deux camps de la guerre civile américaine de 1861 à 1865. Le financement des gouvernements par les banques suit le principe qui veut que l'on ne doit pas prêter de l'argent qu'à un seul pays. Il faut agir de même avec le pays adverse. Le prêteur doit s'assurer que les deux pays sont d'égale puissance pour qu'en cas de conflit, le financement soit le facteur déterminant. Si un pays ne paie pas, le prêteur menacera ce pays de guerre par l'intermédiaire d'un autre pays. Si le premier pays refuse toujours de payer, le prêteur mettra la mainmise sur lui en se servant de l'autre pays qui fera du premier pays son butin de guerre.

Nexus poursuit en notant que des liens existent bel et bien entre ces personnalités qui font ou défont l'économie et la finance mondiale : " Escroquerie, manipulation et vol qualifié à une échelle qu'il est quasiment inimaginable de comprendre sont le lot quotidien de ces titans financiers. (...) Que ce soit le dollar américain ou l'euro qui gagne finalement la partie n'aura pas beaucoup de conséquences pour la plupart d'entre nous. Il est sûr que dans un futur proche l'argent500 Euro tel que nous le connaissons cessera d'exister. A la place, il y aura un argent "sans espèces" sous forme électronique ou numérique. Par conséquent, les gouvernements cesseront d'avoir leur mot à dire sur la mise en circulation de l'argent. Ce sont les banques qui commanderont librement."  

Si l'on n'avait pas lu les lignes qui précèdent, on pourrait s'étonner à la lecture de l'article publié dans The Telegraph, en date du 19 septembre 2000. Ce dernier met en avant des documents qui sembleraient montrer une intervention des services secrets américain dans les années 50 et 60 en vue d'encourager la fédéralisation de l'Europe. On pourrait se demander quel intérêt pourraient avoir les américains à se créer un sérieux concurrent économique. A qui profite réellement cette unification, qui pousse les services secrets à intervenir ?

En 1948, l'American Committee for a United Europe (comité américain pour une Europe unie) fut créé. Cet organisme finançait le Mouvement Européen, une organisation fédéraliste, et une de ses branches, la European Youth Campain (campagne de la jeunesse européenne). La majeure partie du financement de ces mouvements provenait des fondations Ford et Rockfeller.

Nous sommes sur le point d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est une vraie crise majeure et la Nation acceptera le Nouvel Ordre Mondial.  David Rockefeller

Il faut savoir que dés la fin du 19ème sciècle, les Rothschild d'Europe financèrent la Standard Oil Co. de John D. Rockfeller, et de nos jour, l'empire Rockfeller est la principale source de financement du CFR, de la Commission trilatérale et du Club de Rome.
Quant à Ford, ce fut jusqu'en 1936 l'une des firmes américaines impliquées dans la construction de la machinerie de guerre allemande. Des Griffin dans l'ouvrage Descent into slavery nous éclaire sur les tribulations qui précédèrent ces années :  
" Le temps était venu, c'était l'automne 1929, où les banquiers internationaux devaient appuyer sur le bouton qui allait déclencher la Deuxième Guerre mondiale. Après avoir trahi même leurs agents et leurs amis en provoquant artificiellement un boom d'actions, ils détruisirent la base du système et précipitèrent les Etats-Unis dans une profonde crise. Les années suivantes virent le développement économique se ralentir dans le monde entier jusqu'à ce que, pratiquement, plus rien ne marchât. "
Dr Anthony C. Sutton poursuit dans Wall Street and The Rise of Hitler :

" l'apport fourni à l'Allemagne, avant 1940, par le capitalisme américain en vue de préparer la guerre ne peut être qualifié que de phénoménal. Il fut, sans aucun doute, décisif pour la préparation militaire de l'Allemagne. Des preuves permettent de comprendre que le secteur influent de l'économie américaine était, certes, lucide sur la nature du nazisme, prêt à l'aider et à le soutenir financièrement par intérêt personnel, pleinement conscient que cela finirait par une guerre où seraient impliqués l'Europe et les Etats-Unis. (...) En connaissant les faits, il est impossible de plaider l'ignorance. Les preuves très soigneusement établies qui attestent que les milieux bancaires et industriels américains étaient largement impliqués dans la montée du troisième Reich sont maintenant accessibles au public. On peut les trouver dans les comptes rendus et les rapports sur les auditions du gouvernement publiés entre 1928 et 1946 par les différentes commissions du Sénat et du Congrès."

Il est inquiétant de voir, comme nous avons pu le constater, certains noms ressurgir dans l'actualité alternative. Pour éviter que l'histoire ne se répète, il est temps d'en comprendre les tenants et les aboutissants. Là où l'on avait cru que la déprime économique provoqua la guerre, on s'aperçoit que cette déprime n'était pas naturelle, que la guerre était prévue et financée, et que toute cette manipulation ne profitait en fait qu'à un groupe restreint de personnes.

Journée de l'Europe : " Alors, Euro...? "

Dans le prolongement de la journée de l'Europe, le 9 mai dernier, je vous propose d'aller à contre-courant du discours officiel dont les arguments supportés par des campagnes publicitaires prennent plus de place dans nos quotidiens que le débat ou les idées sur l'évolution de l'Europe. On nous promet trois avantages majeurs à l'apparition de l'Euro dans notre vie de tous les jours.
Le premier est la simplicité. En effet, lorsque nous voyagerons à l'intérieur de l'union européenne, nous n'aurons plus à effectuer la tâche fastidieuse qui consistait à faire le change préalablement, et ensuite à calculer en permanence le prix en Franc des produits que l'on voyait sur les étalages étrangers.

Le second est la stabilité. L'Euro qui est le résultat d'une unification d'un ensemble de monnaie a pour objectif prioritaire, par l'intermédiaire du contrôle de la Banque Centrale Européenne, la stabilité des prix.
Le troisième est le projet politique. L'Euro est le premier pas vers l'unification politique des pays, un signe tangible de l'appartenance à une communauté.

Pour que ce séduisant programme se réalise, on oublie de dire qu'il est nécessaires pour les nations de l'Union monétaire de ramener à un certain niveau les dettes publiques, les taux d'inflation, les déficits budgétaire et les taux d'intérêts à long terme de leurs pays respectifs. La recette généralement employée pour arriver au résultat escompté fut la réduction budgétaire, orientée plus particulièrement sur les programmes sociaux, sanitaires et éducatifs. Pour être honnête, il faut souligner qu'en France, malgré l'augmentation du nombre d'emploi non qualifié et flexible, la mise en place de la couverture maladie universelle et des 35 heures a limité la casse sociale, mais à quel prix et pour combien de temps ? On se doit tout de même de souligner que le taux de chômage en France a doublé en vingt ans pour les hommes (de 4,4 % en 1980, il est passé à 8,8 % en 2000), et est passé pour les femmes de 9,5 % à 11 %. La recette européenne laisse un goût amer aux italiens qui, toutes catégories sociales confondues, ont été obligés de mettre la main à la poche, sans compter l'état de leur industrie qui devient une proie facile pour des investisseurs étrangers.

Le non respect de la partition européenne expose d'une part les états à de lourdes amendes, et d'autre part conditionne leur politique à celle de la Banque Centrale Européenne (BCE). Cette dernière abroge le droit des états à dévaluer leurs monnaies, à modifier leurs taux d'intérêts ou à s'autoriser des déficits budgétaires temporaires. Toutes ces mesures faisaient office de manettes qui, manipulées avec dextérité, permettaient aux gouvernements de réagir face aux problèmes économiques qui pouvaient frapper leur pays. La BCE centralise ce pouvoir et l'européanise. Du coup, si les états veulent profiter des actions de la BCE, ils sont obligés de s'aligner sur le modèle d'État idéal que définissent les critères de convergence. La monnaie, en l'occurrence l'Euro, est régie par un organisme non élu et indépendant, n'ayant de compte à rendre à personne.

Si l'on supprime la devise nationale comme soupape de sécurité, les gouvernements devront se concentrer sur les changements concrets à effectuer pour devenir plus compétitifs : impôt plus bas, flexibilité du marché du travail et cadres réglementaires plus favorables à l'industrie. Ravi Bulchadani, économiste chez Morgan Stanley  " The Euro - Special Report ", Business Week, 27 avril 1998

Dans le milieu de l'industrie, les fusions-acquisitions qui se sont multipliées ces dernières années ne vont faire qu'augmenter. Le montant global des fusions et acquisitions d'entreprises de la zone a augmenté de 23 % pour l'ensemble de l'Union en 1999. En 2000, on compta 2 386 acquisitions, ce qui correspond à une augmentation de 53 % par rapport à 1999. Si l'Euro ne sera pour le citoyen qu'une réalité en 2002, c'en est déjà une pour le monde économique. Les possibilités de fluctuation des monnaies qui rendaient périlleuses les activités internationales n'existent plus au sein de la zone Euro, et le développement d'infrastructures de transport comme le réseau transeuropéen (TEN), comprenant 150 projets pour un budget estimé à 400 milliards d'écus, accélèrent les restructurations des entreprises dans une optique d'économie d'échelle. Par exemple, Reebok International réduit disposait de 14 entrepôts de distribution pour son marché européen en 1995. Depuis le 1er janvier 1999, date de la naissance de l'euro, il n'en reste plus qu'un. Ce sont ce genre de mesures qui, en plus d'être défavorables à l'environnement (un recours accru aux moyens de transport accroît la pollution attenante), sont préjudiciables à l'emploi et dont se délectent les milieux financiers comme le signale fièrement le site officiel de Reebok : " Reebok a fini l'année 2000 comme meilleur titre boursier du S & P 500 avec une augmentation de 234%. "

Europe polluée ou Europe politique ?

La délocalisation des entreprises dans les régions les plus compétitives va s'accélérer grâce à la comparaison instantanée du rapport coût-bénéfice. Le nombre d'entreprises transnationales est passé de 40 000 au milieu des années 1960 à 63 000 en 1999 dans les quinze pays les plus développés du monde. L'évaluation comparative, terme qu'affectionne les néo-libéraux dans le sens où il est moins explicite que le mot compétitivité, bien qu'il signifie la même chose, va pouvoir s'appliquer pleinement. Si les réglementations nationales ne se relâchent pas pour atteindre le niveau de celle qui sont les plus libérales en Europe, toutes les entreprises qui le peuvent délocaliseront leur production dans les pays de la zone euro où les contraintes sont les moins rigoureuses. Les États qui privilégient la protection sociale par le bais de prélèvements excessifs aux yeux des entrepreneurs (mais quel que soient le niveau de ces prélèvements, ils seront toujours jugés excessifs tant qu'ils n'auront pas atteint le degré zéro) seront obligés de plier, sans quoi ils risquent de voir leur territoire se transformer lentement en un vaste supermarché.

Confrontés à la concurrence, les élus finiront, pour tenter d'attirer des investissements créateurs d'emplois, par baisser les impôts industriels et moderniser les réglementations. Jürgen Schrempp, PDG de DaimlerChrysler " Why we believe in Euro ", Newsweek, numéro spécial, novembre 1998 - février 1999

Comme le souligne si justement David Bowers, stratège d'équité européenne pour Merrill Lynch & Co, la monnaie unique européenne n'est qu'un " Cheval de Troie " (" The Euro - Special Report ", Business Week, 27 avril 1998). Sous ses apparats de simplicité et de stabilité, symbolisant par la même la communion des membres de l'union européenne, l'euro est le plus fourbe et le plus rapide des moyens pour introduire des changements structurels qui profiteront aux multinationales mais qui auront des conséquences sociales et écologiques dont nous ne pourrons que constater l'ampleur. Keith Richardson, ex-secrétaire général de l'ERT (Table ronde des industriels européens, groupe de pression représentant 45 multinationales européennes et dont les idées sont relayées par le Groupe consultatif de compétitivité (CAG) qui a ses entrées au prés des membres de la commission et du parlement européen), ne cache pas ses priorités :

" Notre travail consiste à dire que les gains probables ont beaucoup plus d'importance... Notre rôle n'est pas de faire des discours sur l'unité politique de l'Europe. "

 

conspirationorg

lundi

Informez-vous avant de voter

 

Européennes 2004 : Informez-vous avant de voter

Nous ne prendrons qu’un exemple, celui qui a trait à l’environnement, et ce afin de vous montrer comment on vous fait croire que les décisions prises sont démocratiques, politiques, et dans l’intérêt premier des peuples, alors que ce n’est pas le cas. Seule une information objective engendre un choix judicieux.

Une initiative de principe :

La charte de l’environnement est un complément constitutionnel français qui réglemente le principe de précaution. Ce principe se retrouve dans l’article 5 du projet de loi tel qu’on peut le lire après amendement :

« Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leur domaine d’attribution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

Le vote en première lecture de ce texte à l’assemblée nationale (Quatre députés UMP ont cependant voté contre, 34 se sont abstenus, une majorité de députés UDF ont voté pour, les socialistes se sont abstenus, sauf un qui a voté pour, les Verts et le PCF se sont abstenus) a été entouré de nombreux questionnements. De ceux qui pensent que ce texte va inhiber les entreprises et la recherche à ceux qui regrettent que l’engagement ne soit pas allé plus loin, la palette est large, et cela même à l’intérieur de chaque formation politique.

Ce principe est déjà inscrit dans le droit international, à l’article 174-2 du traité sur l’Union européenne :

« La politique de la Communauté dans le domaine de l'environnement vise un niveau de protection élevé, en tenant compte de la diversité des situations dans les différentes régions de la Communauté. Elle est fondée sur les principes de précaution et d'action préventive, sur le principe de la correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement et sur le principe du pollueur-payeur.
Dans ce contexte, les mesures d'harmonisation répondant aux exigences en matière de protection de l'environnement comportent, dans les cas appropriés, une clause de sauvegarde autorisant les États membres à prendre, pour des motifs environnementaux non économiques, des mesures provisoires soumises à une procédure communautaire de contrôle.
»

L’instauration du principe de précaution dans la constitution n’est pas une spécificité et une initiative française comme certains aimeraient le faire croire, s’attribuant ainsi une aura écologique à peu de frais. C’est bel et bien une volonté européenne qui devait tôt ou tard être introduite dans les réglementations nationales, et ce avant que « Le Conseil, statuant conformément à la procédure visée à l'article 251 et après consultation du Comité économique et social et du Comité des régions, décide des actions à entreprendre par la Communauté en vue de réaliser les objectifs visés à l'article 174 » comme nous en informe le même traité.

L’Europe oblige à une transformation et une application d’une réglementation dont elle décide elle-même la nature dans 80 % des cas en ce qui concerne l’environnement. Pour le reste, 60 % des règles qui nous régissent sont d’origine européenne. Ces applications et ces transformations sont inéluctables sous peine de sanction européenne. On peut alors se demander l’utilité de la tenue de débats parlementaires au niveau national, et pourquoi la rémunération des parlementaires français n’a pas été ramenée au prorata de leur productivité (- 60 %) puisqu’ils en sont quasiment réduits à donner un avis consultatif. On voit bien que c’est ailleurs que les vraies décisions se discutent, et que nos institutions nationales font donc de la figuration. Ces dernières fonctionnent maintenant un peu comme une sorte de comité d’entreprise où les employés parlementaires donnent des dispositions nationales que le grand patron bruxellois pourra éventuellement suivre après avoir vérifié « si elles constituent ou non une entrave au fonctionnement du marché intérieur », comme le stipule le projet de constitution à l’article III-65.

Chaque pays conserve pourtant une apparente autonomie dans les domaines de l'éducation, de la culture, de la formation, de la recherche, de la santé, de la protection sociale, de l'emploi, et dans les impôts directs. Mais même là, l’Union européenne impose des normes minimales, et les Etats membres sont seulement libres d'adopter des normes plus sévères… Et, en ce qui concerne les impôts, le respect du pacte de stabilité influence de fait leur niveau.

Le plan de restructuration européen :

Malgré cela nous n’avons pas réellement assisté à une campagne européenne. L’actualité des célébrations et des faits divers n’a pas aidé à l’émergence de débats qui concernent plus l’avenir de l’Europe que son passé. C’est d’ailleurs un phénomène sociologique bien connu qui veut que par peur de l’avenir nous nous réfugions dans le passé, comme le prouve le succès d’œuvres cinématographiques comme Amélie Poulain ou Les Choristes. Le manque d’originalité et de projets politiques alternatifs est en grande partie la cause de ce manque d’intérêt et de ce repli sur soi. Ce désert politique s’explique par des considérations de politique intérieur. Mais c’est là qu’il ne faut pas se tromper dans l’analyse, comme le font de bonne foi (?) les observateurs. On nous fait croire que s’il n’y a pas eu d’échos dans les médias de cette campagne européenne, c’est parce que la majorité n’a pas intérêt à parler d’un scrutin qui pourrait une fois de plus la mettre en porte à faux. Mais il n’est pas dans l’intérêt des hommes politiques français en général de trop souligner l’importance croissante de l’Europe et la répercussion de sa politique au niveau national, sans du même coup remettre en cause leur propre importance et celle de leurs institutions. A avoir construit l’Europe sur une base économique sensée entraîner le politique et le social, on a obtenu les mêmes effets que l’on peut constater dans une entreprise qui se mondialise. Les centres de pouvoirs se déplacent et les rôles de chacun sont redistribués. La commission appelle cette transition une « réforme structurelle », alors que la logorrhée économique plus familière à nos oreilles la qualifierait plutôt de restructuration, accompagnée d’un plan social d’état. Seulement ce qui rechignent le plus à avouer la vacuité progressive de leur fonction, ce sont ceux qui l’ont organisée alternativement depuis 50 ans, l’alternance politique droite-gauche qui en appel aujourd’hui à « voter utile ».Mais « voter utile » n’est-ce pas avant tout voter pour des idées, plutôt que pour des partis extrémistes dont les propositions sont irréalistes, ou pour des partis carriéristes, qui une fois au pouvoir défendent la même idéologie, celle que les lobbys leur dictent aux dépens des intérêts des populations. Comme le montre l’abstention, les français s’interrogent à ce titre sur le caractère « utile » du vote national.

L’opposition en appel plus précisément au « vote sanction » contre la majorité. Mais il paraît plus judicieux de porter la sanction sur ceux qui, de gauche comme de droite, se servent de l’Europe pour faire passer des réformes impopulaires, ou renie leurs valeurs politiques en participant à la construction d’une Europe basée sur un modèle économique qui n’est pas viable, dans le sens où d’une part il ne garantit en aucun cas la réduction de la pauvreté comme le démontre le dernier rapport de la Cnuced, et que d’autre part il représente un danger écologique et sanitaire de par la marchandisation exacerbée de la société.

Des mesures d’apparence :

Chacun sait que les couloirs des institutions bruxelloises sont le lieu de résidences des lobbys, notamment économiques et financiers. C’est ainsi que la rédaction des textes apparemment préjudiciables à l’intérêt de ces derniers est truffée de subtilités qui les rendent nuls et non avenus. L’article 174-2 du traité sur l’Union européenne que nous avons vu précédemment restreint son action à « des motifs environnementaux non économiques », et notre charte de l’environnement se limite à des actions qui « pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement ». A eux deux ces textes excluent toutes mesures contrevenant au marché, concernant des dommages déjà réalisés (« pourrait », c’est du futur !), et ayant un caractère qui n’est pas irréversible.

On aurait tout de même tendance à croire que ces articles s’appliquent parfaitement aux risques de modifications climatiques qu’engendre l’augmentation des gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère, et ce essentiellement par l’utilisation de carburants dérivés du pétrole. De plus, la remise en question de cette énergie pourrait être accélérée quand on sait que « la guerre, la pauvreté, les changements climatiques, la cupidité, la corruption et les violations permanentes des droits de l'homme - tous ces fléaux sont trop souvent liés aux industries minières et pétrolières ».

Mais une telle position n’est possible que si l’on ignore l’existence du Rapport 2025 de l’US Air Force présenté le 17 juin 1996. Le but de ce rapport était de proposer des concepts en rapport avec la défense nationale. Il s’agit d’une étude conçue pour se conformer avec une directive du chef du personnel de l'Armée de l'air pour examiner les concepts, capacités, et technologies qui seront exigés aux États-Unis pour rester la puissance dominante de l’air et de l’espace dans le futur. On peut y lire « En 2025, les forces aérospatiales Américaines pourront « maîtriser le temps » comme ils « possèdent la nuit » aujourd’hui », ainsi que « La capacité de produire sur terre des précipitations, du brouillard, et des tempêtes ou de modifier le temps à haute altitude, améliorez des communications à travers des modifications de l'ionosphère (l'usage de miroirs ionosphériques), et la production de conditions météorologiques artificielles sont une partie d'un ensemble intégré de technologies qui peuvent augmenter substantiellement les capacités des USA, ou dégrader celles d’un adversaire(…) ».

Les modifications climatiques que nous dénonçons aujourd’hui ne sont donc pas pour certains scientifiquement « irréversibles », comme le précise la charte de l’environnement. De plus, elles pourront être l’objet de transactions commerciales pour ceux qui maîtrisent la technologie permettant de faire la pluie et le beau temps. Aujourd’hui l’épuration des eaux est menée par des sociétés privées, et toute intervention d’une entreprise publique dans ce domaine serait condamnée par Bruxelles sous le prétexte d’une « distorsion de concurrence ». De même, à terme, la lutte contre les causes pouvant provoquer des modifications climatiques, ou contre les modifications climatiques elles-mêmes, sortiraient « des motifs environnementaux non économiques » stipulés dans le traité sur l’Union Européenne, puisque les modifications climatiques ne représenteraient que l’ouverture d’un nouveau marché, comme la pollution a permis la naissance du marché du traitement des eaux.

Conclusion :

Pourquoi ne vous a t’on pas expliqué tout ce qui précède dans les médias afin que vous puissiez faire votre choix en votre âme et conscience pour les prochaines élections européennes ?

Il y a deux réponses possibles. Soit tout le monde est complice de cette évolution marchande de la société et du comportement de ses acteurs qui jouent les apprentis sorciers pour s’ouvrir de nouveaux eldorados économiques. Soit personne n’a de recul suffisant pour se rendre à l’évidence que même ce qui pourrait paraître positif dans les orientations européennes est noyauté par des lobbys qui se laissent des marges de manœuvres.

Les médias sont loin de fournir la meilleure des informations au citoyen afin que son opinion soit objective lors des décisions qu'il sera amené à prendre pour la future orientation de l'Europe.

 

conspiration org

dimanche

L'AGCS

 

Vers la privatisation totale des services publics

 

L'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services, ou en anglais GATS - General Agreement on Trade and Services) est un accord multilatéral élaboré par l'OMC depuis 1995 sous l'impulsion des Etats-Unis, et qui concerne les "services" au sens très large du terme.

Les négociations ont commencé en Janvier 2000 et doivent durer jusqu'en Janvier 2005, date-butoir fixée pour l'adoption de l'accord. Les négociations sont conduites par Robert Zoellick (en photo) pour les États-Unis et par Pascal Lamy pour l'Union Européenne.

En fait de "services", l'AGCS prévoit la privatisation totale de L'ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS: la distribution d'électricité, la poste, les transports publics, mais aussi la santé et l'éducation dont l'accès sera ainsi réservé aux plus favorisés.Robert Zoellick A terme, cela signifie une baisse de l'espérance de vie, un retour massif de l'illettrisme, des populations de moins en moins intelligentes et de plus en plus manipulables...

Au total, l'AGCS prévoit la libéralisation totale de 160 secteurs d'activité, dont certains représentent de fabuleux marchés mondiaux qui excitent depuis longtemps la convoitise du secteur privé (2000 milliards de dollars pour l'éducation, 3500 milliards de dollars pour la santé).

Avant même la signature de l'AGCS, les gouvernements européens ont déjà commencé à mettre en œuvre la privatisation des services publics. Les projets de privatisation déjà annoncées de certains services publics (EDF, Air France, La Poste...) sont en fait dictées par l'AGCS, que les gouvernements de droite et de gauche ont élaboré en secret, dans le dos des citoyens, et avec le silence complice des médias, mais aussi des organisations syndicales "collaborationnistes" du nouvel ordre économique (les dirigeants du premier syndicat français, la CFDT, sont des participants assidus du Forum de Davos). Des politiques identiques sont actuellement appliquées dans l'ensemble des pays occidentaux.

Comme pour l'AMI, les négociations de l'AGCS se déroulent dans la plus grande opacité. Malgré les demandes répétées de certains parlementaires européens, l'accès aux documents de négociation leur a été refusé.

Comme l'AMI, l'AGCS vise à accorder toujours plus de liberté et de droits aux multinationales, à réduire le pouvoir économique des états, et à démanteler méthodiquement l'ensemble des réglementations sociales et environnementales. Ces attaques simultanées s'inscrivent dans ce qui doit être appelé une guerre. Une guerre sociale et intérieure, une guerre des entreprises contre les citoyens.

Grâce à l'apathie du public et des contre-pouvoirs syndicaux, cette guerre est sur le point d'atteindre ses objectifs: l'annulation de l'ensemble des droits sociaux acquis depuis un siècle, la suppression de toute entrave à la "liberté" des entreprises (liberté de polluer, liberté d'exploiter sans limites, liberté de détruire des vies par la misère et le chômage...), et l'anéantissement définitif du pouvoir des institutions élues (les états) et donc, de la démocratie.

Pour répondre à cette guerre qui entre dans sa phase finale et dont les conséquences seront sans retour, le temps est venu pour les citoyens d'entrer en Résistance.

Sabotage avant privatisation

Pour obtenir facilement le consentement de l'opinion pour la privatisation des services publics, la stratégie la plus souvent utilisée consiste à organiser préalablement le sabotage des services publics, afin que leur inefficience puisse servir de prétexte à leur privatisation. Cette stratégie a été massivement appliquée dans les secteurs de la santé et de l'éducation.

Voici ce que l'on peut lire à propos de l'éducation publique dans un document de l'OCDE, l'organisation des Maîtres du Monde qui est également à l'origine de l'AMI:

"Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population."

Cahier de politique économique" n°13 de l'OCDE

 

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samedi

L'AMI, ennemi de la démocratie

 

AMI: Accord Multilatéral sur l'Investissement

(en anglais M.A.I. : Multilateral Agreement on Investment)


L'AMI est un accord économique international négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l'égide de l'OCDE, et dont les conséquences constituent une menace sans précédent pour la démocratie.

Les médias, qui appartiennent pour la plupart à des multinationales favorables à l'AMI, ont été d'une extraordinaire discrétion sur l'existence et le contenu de ce traité, malgré sa portée historique.

Le principe central de l'AMI est de créer tout un ensemble de droits nouveaux pour les multinationales, au détriment des états et des populations, et sans aucune obligation en contrepartie.

Les dispositions de l'AMI permettraient notamment à une multinationale de traîner un Etat en justice (devant une nouvelle juridiction internationale prévue par le traité) dès lors que des réglementations de cet état créent des différences de traitement entre les investisseurs nationaux et étrangers, ou encore si ils créent des conditions de concurrence déloyale.

Ces dispositions semblent anodines, mais leur portée touche presque tous les domaines de l'intervention des Etats. Ainsi, les lois en matière de protection de l'environnement pourront être annulées si elles sont plus sévères que dans d'autres pays où l'investisseur est établi. De même, les subventions versées par les états au secteur culturel, ou à l'éducation publique, sont autant de conditions de concurrence déloyale par rapport à des pays où ces secteurs ne sont pas subventionnés par l'état.

Avec l'AMI, les "investisseurs" pourront exiger l'annulation des lois nationales, et obtenir des états une indemnisation financière du préjudice subi.

Concrètement, l'AMI signifie l'abdication des Etats en faveur des multinationales, et la fin de tout pouvoir réel des gouvernements élus. Il signifierait la fin de la démocratie, en vidant le bulletin de vote de tout contenu réel.

La France, l'Europe, et l'AMI

En 1998, après trois ans de négociations que les gouvernements et les médias avaient tenues secrètes, un vaste mouvement d'intellectuels, d'artistes, et d'associations citoyennes comme Attac a contraint nos responsables politiques à avouer l'existence des négociations sur l'AMI et à ouvrir un débat public.

Le 14 Octobre 1998, à l'occasion d'une question posée à l'Assemblée Nationale, Lionel Jospin a annoncé que la France ne participerait plus aux négociations de l'AMI. (voir le texte intégral de la déclaration du Premier Ministre qui définissait officiellement la position française sur l'AMI). Le refus de la France avait alors encouragé les réticences d'autres pays, et provoqué l'arrêt des négociations de l'AMI. Mais au début de l'année 2000, le gouvernement Jospin était revenu à une attitude beaucoup plus conciliante vis à vis du processus de mondialisation.

En Novembre 2000, lors du sommet européen de Biarritz, le gouvernement français avait donné son accord à une modification de l'article 133 du Traité d'Amsterdam, en vue de permettre à la Commission Européenne de négocier les futurs accords multilatéraux à la place des états. Si cette mesure est adoptée, les états n'auront plus aucun moyen de s'opposer aux futurs accords de type AMI. Bientôt, les états européens se trouveront engagés par des accords qu'ils n'auront pas signés, et pour lesquels ni les parlementaires ni les citoyens n'auront été consultés.

Entre temps, l'AMI est redevenu d'actualité: les négociations ont repris fin 2002, cette fois dans le cadre de l'OMC au lieu de l'OCDE.

En plus de l'AMI, des nouveaux projets de traités multilatéraux similaires ont vu le jour, notamment le traité "NTM" (Nouveau Marché Transatlantique), conduit par le commissaire européen Leon Brittan, et surtout l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services).

Comme l'AMI, le NTM et l'AGCS visent à réduire le pouvoir économique des états, et à démanteler méthodiquement et l'ensemble des réglementations sociales et environnementales.

Pascal LamyLeon Brittan

Commissaires Européens, et fervents partisans de la mondialisation économique. Inconnus du public, ils oeuvrent à l'adoption de l'AMI, du NTM, et de la modification de l'article 133.

NAFTA, FTAA ou ZLEA, l'AMI du continent américain

Les Etats-Unis, le Canada, et le Mexique sont déjà unis depuis 1994 par un accord multilatéral similaire à l'AMI. Comme l'AMI, ce traité appelé "NAFTA" (North America Free Trade Agreement, ou ALENA en français) comporte des clauses qui permettent aux entreprises de porter plainte contre les états pour obtenir l'annulation des législations environnementales ou sociales qui constituent des entraves à la liberté totale du commerce. Depuis l'adoption de cet accord, plusieurs lois de protection de l'environnement ont déjà été annulées aux Etats Unis, au Canada, et au Mexique.

Lors du "Sommet des Amériques" d'Avril 2001, le NAFTA a été étendu à tous les pays d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud, à l'exception de Cuba. Le nom du nouvel accord est FTAA (en français ZLEA, Zone de Libre Echange des Amériques). Il entrera en vigueur en 2005. Lors de la signature de l'accord à Québec, la ville a été transformé en camp retranché avec des grillages de 3 mètres de haut, afin de tenir à distance les manifestations citoyennes contre la mondialisation, et des milliers de personnes ont été refoulées à la frontière avec des contrôles et des méthodes dignes de l'ancienne Union Soviétique (fouille des personnes, de leurs documents et du contenu de leur ordinateur, etc.).

Les manifestations qui ont quand même eu lieu à Québec contre le FTAA ont fait l'objet d'une répression incroyablement violente. De jeunes manifestants ont été mutilés à vie par des grenades ou les balles en caoutchouc tirées délibérément à faible distance par les policiers, au mépris des règles légales prévues pour l'utilisation de ces armes.

Tout cela en dit long sur le caractère "démocratique" de ces accords.

Lisez donc cet article envoyé par un internaute canadien

 


Manifestants et policiers pendant le "Sommet des Amériques", à Québec en Avril 2001

LIENS

A lire absolument, les excellents textes publiés par Le Monde Diplomatique sur l'AMI et la globalisation de l'économie


Le site de l'organisation ATTAC  >Cette association diffuse de nombreuses informations sur l'AMI, ainsi que sur les "grandes manœuvres" de la mondialisation économique et ses dangers pour la démocratie.
Le principal projet de l'association Attac reprend la proposition du prix Nobel d'économie James Tobin (mort le 11 Mars 2002): l'instauration une taxe de 0,2% sur les flux financiers du marché des devises. La masse de ces flux est si importante qu'une très faible suffirait à résoudre la plupart des problèmes planétaires dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux, en distribuant un revenu minimum à chaque habitant de la planète.
Fondée en France en 1997, ATTAC est depuis devenue une organisation représentée dans de multiples pays du Monde (Europe, Canada, Etats-Unis, Brésil, Argentine, Corée, Japon...). Dans plusieurs pays, des parlementaires ont apporté leur soutien au projet de taxe Tobin. Par ailleurs, plus de 40 associations ou syndicats comme la
Confédération Paysanne sont adhérents d'ATTAC.


 


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vendredi

La directive Bolkestein

 

La directive "temps de travail"


Une nouvelle directive européenne fixe la durée du travail à 48 heures par semaines, avec la possibilité d'aller jusqu'à 65 heures. Cette directive sur le temps de travail s'ajoute à la directive Bolkestein pour orienter le projet européen vers l'instauration d'un nouvel esclavage au service de la "compétitivité" des entreprises...

"En accédant à la présidence de la Commission Européenne, José Manuel Durao Barroso (en photo) a été très clair sur l'objectif qu'il fixait pour sa présidence: "faire de l'Europe la zone la plus compétitive du monde d'ici 2010".

Parvenir à cette "compétitivité" optimale signifie en clair: faire baisser le "coût du travail" pour les entreprises, et leur imposer le moins possible de contraintes et de charges.

D'où l'élargissement à marche forcée vers des pays pratiquant le dumping social et fiscal pour tirer vers le bas les salaires, le droit du travail, et la fiscalité des entreprises.

C'est cette même logique qui a inspiré la directive Bolkestein et le projet de Constitution Européenne. Le dispositif vient d'être complété avec une nouvelle directive sur le temps de travail qui va ramener les salariés plus d'un siècle José Manuel Durao Barroso en arrière.

Actuellement, la durée maximale de travail fixée par l'Union Européenne est de 48 heures par semaine, ces 48 heures étant une moyenne sur les 4 derniers mois, ce qui offre déjà une "flexibilité" à l'employeur. Le projet de la commission est de rendre le salarié encore plus "flexible" en autorisant 65 heures de travail par semaine sur une période de référence de 1 an au lieu de 4 mois. La seule obligation pour l'entreprise est d'obtenir l'accord individuel des salariés. Cette procédure est connue sous le nom "d'opt-out individuel". La Commission prévoit que l'accord ne sera valable qu'un an, mais... il pourra être renouvelé chaque année, toujours avec l'accord des salariés. Or cet accord n'aura aucun mal à être obtenu en utilisant le chantage au licenciement et à la délocalisation. Si cette directive est adoptée, le salarié sera donc soumis à une flexibilité totale. Sa vie se réduira à celle d'un esclave corvéable à merci, avec des conditions de travail incompatible avec la vie personnelle, familiale, amicale, ou sociale.

De plus, la directive "temps de travail" prévoit aussi de distinguer le temps de travail "actif" du temps de présence sans travail (ou "temps de garde"), ce dernier n'étant plus pris en compte dans le temps de travail maximum.

Cette directive est en parfait accord avec le projet de Constitution Européenne:

- "L'Union et les États membres veillent à ce que les conditions nécessaires à la compétitivité de l'industrie soient assurées et son action vise à encourager un environnement favorable à l'initiative et au développement des entreprises (...) Elle évite d'imposer des contraintes administratives, financières ou juridiques telles qu'elles contrarieraient la création de PME." (article III-279)

- "L'Union "recherche la flexibilité de la main d'œuvre et du marché du travail" (article III-203)

- "L'Union et les États membres veillent à ce que les conditions nécessaires à la compétitivité de l'industrie de l'Union soient assurées." (article III-279).

Projet européen pour un nouvel esclavage

Avec l'élargissement à marche forcée vers des pays à bas salaires, une Constitution conçue comme une camisole de force libérale, la privatisation des services publics, la directive Bolkestein, et la directive sur le temps de travail, l'Europe voulue par ses dirigeants actuels apparait de plus en plus clairement.

Au programme: une course sans fin vers des salaires toujours plus bas, une durée du travail toujours plus longue, des salariés toujours plus "flexibles", une "insécurité sociale" croissante avec des emplois précaires et des "salariés jetables", des vacances plus courtes, la suppression du SMIC, la réduction des allocations-chômage, la privatisation des services publics afin d'offrir de nouvelles sources de profit aux entreprises, le remplacement des systèmes de retraites et de santé publics par des assurances privées et des fonds de pension, et la suppression progressives des charges et des impôts pour les entreprises...

 

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